Notre sélection de Peintures de Nu

PEINTURE NU

La beauté corporelle de l'homme et de la femme est un riche sujet pour les artistes qui, selon les techniques employées, sublimeront la peau, les courbes et les flétrissures. Quoi de plus beau que l'essence même du corps ? KAZoART a su repérer les artistes contemporains talentueux qui s'attaquent à ce genre intemporel !

Les tableaux célèbres de nu

La nudité personnifie la fragilité de l'homme. C'est pourquoi, Adam et Eve, dans l'art chrétien, sont représentés nus et demeurent presque les seuls protagonistes de la Bible (excepté Jésus) à être présentés de cette manière (ex : Expulsion d'Adam et Eve du paradis de Masaccio). La nudité, de par sa définition, doit jusqu'à la Renaissance ne révéler que des corps parfaits d'hommes et de femmes selon les codes et mœurs de l'époque. Et qui de mieux que des dieux pour personnifier cette perfection (ex : Vénus et Cupidon de Lucas Cranach l'Ancien, La naissance de Vénus de Boticceli) ? Le corps, pour son aspect sensuel et sexuel, est tout d'abord rejeté : seule la pureté de la nature de ces personnages sera exprimée par ce genre.

Cependant, l'aspect érotique existe bel et bien dans l'Histoire de l'Art et connaît son apogée au XVIIIème siècle avec, notamment, les peintures de Boucher (Odalisque) et de Fragonard (Jeune fille dormant). Le regain d’intérêt à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle pour l'Antiquité pousse certains artistes à se réapproprier les codes des maîtres antiques, anoblissant les sujets contemporains représentés dans ce genre (ex : La grande Odalisque d' Ingres).

Le corps ne sera pris dans sa véracité qu'au XXème siècle (L'origine du monde de Manet) et pourra même être considéré, chez Egon Schiele et Lucian Freud, comme personnification des tourments psychiques des sujets dépeints.

Histoire de la représentation du nu en peinture

De l'Antiquité à la Renaissance, le nu est la représentation classique en peinture et sculpture des héros, dieux et déesses des diverses mythologies. Souvent idéalisé dans ses proportions en fonction du sujet représenté, le corps humain répond à des canons de beauté variant selon les codes des époques (ex : déhanché hellénistique et « drapés mouillés » pour l'Antiquité ). Généralement, les corps sont menus, frêles et les attributs sexuels, quand ils ne sont pas cachés par un drap ou une feuille de vigne, sont de petites tailles.

A la Renaissance, l'anatomie du corps est étudiée, entraînant des représentations d'hommes à la musculature excessive.

Au XVIIème et XVIIIème siècle, les codes de beauté changent : alors que la représentation de la nudité masculine n'évolue que peu (l'homme est principalement représenté musclé), les courbes des corps féminins s'arrondissent, laissant place à une chaire manifestement plus présente. La femme est belle si elle est ronde !

A partir du XXème siècle, les artistes ne cherchent plus à idéaliser le corps féminin et masculin. Ils osent enfin reproduire quasi photographiquement le corps tel qu'il est. Parfois de manière crue et violente, les défauts anatomiques apparaissent sans complexe dans ces œuvres.