Notre sélection de Peintures en Technique Mixte

PEINTURE / TECHNIQUE MIXTE

De plus en plus médiatisées, les techniques mixtes n’ont pourtant pas vu le jour au XXIème siècle ! Il y a bien longtemps que les artistes de toutes les cultures ont su les explorer et mettre en valeur les nombreuses possibilités qu’elles offraient. Aujourd’hui, c’est pour les artistes de KAZoART un moyen de création et d’expression sans limites, qui saura aussi bien vous surprendre que vous séduire !

Peintres et peintures célèbres en technique mixte

La plupart des artistes d’hier et d’aujourd’hui sont amenés au cours de de leur parcours artistique à mixer plusieurs techniques. Cette pratique s’est observée de tous temps et dans toutes les civilisations.

Déjà en Asie, au XVème siècle on avait coutume d’associer des encres et des pigments sur des paysages.  Au XIXème siècle, en France, Edgar Degas associe plusieurs techniques sur certaine de ses toiles, dont la « Répétition de ballet » (1876-1877) ou de ses sculptures, comme « La petite danseuse de quatorze ans » (1881). En Angleterre, pour n’en citer qu’un William Turner avait déjà peint « Scarlet Sunset » (1830-1840), avec un mélange de gouache et d’aquarelle.  Ils ne sont bien sûr pas les seuls et dès le début du XXème siècle, Georges Braque, peintre cubiste y a recours pour sa toile « Compotier et cartes » (1913). Paul Klee avec « La magie des poissons » (1925), Pablo Picasso « Tête d’homme » (1969), Wassily Kandinsky « Spitz im Werck » (1927), Henri Matisse « Fleur de neige » (1951), Gustave Klimt « Le Baiser » (1908-1909), ne sont que quelques uns des plus illustres exemples de toiles célèbres peintes en technique mixte. Il ne faudrait pas oublier que Yves Klein, Marcel Duchamp, Marc Chagall, Max Ernst aussi qui ont apporté leur pierre à l’édifice.

Andy Warhol, pionnier à bien des égards dans le monde artistique du XXème siècle a contribué à donner ses lettres de noblesse à l’acrylique dont il appréciait les couleurs puissantes, et qu’il associait volontiers à la peinture à l’huile, l’encre ou le crayon.

Comment et pourquoi utiliser la technique mixte en peinture ?

Mélanger les techniques est un réflexe spontané qu’ont eu depuis longtemps les artistes du monde entier pour multiplier les possibilités créatrices en termes de couleurs et de consistances. Pour obtenir des effets d’opacité, de transparence, de luminosité, de relief, de superposition, une seule technique, même bien maîtrisée peut s’avérer insuffisante. Cependant certaines unions sont plus heureuses que d’autres.

On considère les médiums par grandes familles : secs, humides, gras. Une toile peinte peut tout à fait associer une technique picturale et un médium sec tel que le crayon ou le pastel. La peinture peut cependant appartenir à toutes ces familles : les pigments à l’état brut se présentent en poudre et d’ailleurs, William Turner les répandait tels quels sur ses toiles avant d’ajouter de l’eau. L’aquarelle, en revanche, est aqueuse, plus ou moins concentrée, comme la gouache, elle sèche assez rapidement. L’acrylique, qui sèche bien, est souvent associée à l’huile, à condition de respecter un ordre précis. Car chaque médium ayant ses règles de séchage et sa composition particulière, certaines associations peuvent entraîner à terme des détériorations de l’œuvre, comme le fait rajouter de l’eau sur de l’huile, cette dernière risquant de faire pourrir la première.

De nombreux artistes ne se contentent pas des médiums purement artistiques pour créer leurs œuvres et n’hésitent pas à chercher autour d’eux du sable, de la poudre de riz, des plumes, feuilles, de la terre ou autres matières végétales ou minérales pour élargir encore leurs moyens d’expression sur la toile. Voilà une technique qui a encore bien des découvertes à nous livrer !