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30 x 40 cm
Dessin sur papier
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Le lapin

Le lapin

Emmanuelle Mason

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Hélianthe Bourdeaux-Maurin
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 Extrait de La série des natures mortes
« La viande est la zone commune de l’homme et de la bête, leur zone d’indiscernabilité, elle est ce «fait», cet état même où le peintre s’identifie aux objets de son horreur ou de sa compassion » - Gilles Deleuze Francis Bacon, Logique de la sensation.
Pour cette série, mon travail graphique, presque topographique, donne de près un entrelacs abstrait, gestuel et nerveux, comme des capillarités graphiques, des paysages… De loin, le dessin est hyperréaliste, le «jus » numérique unifiant le tout. Le nerf de ce travail serait l'opposition entre une « belle » manière et un sujet immonde. Avec cette opposition, j’essaye de toucher au sublime : ce qui est beau et effrayant tout à la fois. Il y a, en filigrane, un grand respect pour la bête, peut être une tentative de lui rendre sa sacralité, d’y prêter attention, une fascination d’enfant pour son « animation » (animal en grec, c’est ce qui est animé, ce qui possède une âme).

A propos de l'artiste  

Mes œuvres graphiques sont des corps, où se jouent des drames, insignifiants ou terribles. Le regard que je porte sur le monde est à la fois fasciné, douloureux et insurgé. Je pointe, du bout de ma plume, l’indicible, et je crois rejouer cette question du sublime : ce qui est beau et effrayant tout à la fois.

Pour la série des natures mortes, mon travail relèverait de l’émotion décrite par Baudelaire dans son poème "La Charogne". Ces restes en putréfaction, trouvés sur le bord de la route ou à l'école vétérinaire, participent de l’immonde, du répugnant, de la maladie. A travers la figure de l'animal, je parle de nous, de notre mortalité. Pourtant, si le sujet est « immonde », la facture, elle, relève de l’orfèvrerie, du délicat.


Pour la série des désastres, j’ai travaillé principalement en regardant des images de presse de la Syrie dévastée. Je tente de dire la ruine de notre monde, d’une civilisation, à travers la ruine de l’image. La ruine de l’homme à travers la ruine de son habitat. Je me force à être le témoin actif d’un drame qui se joue si proche, auquel j’assiste, comme tous, impuissante, les bras ballants, l’âme à vif. Aussi, j’avance à pas prudents pour construire une œuvre qui soit engagée, mais aussi pudique, silencieuse, respectueuse.
Une partie des ventes de ces travaux est systématiquement utilisée pour aider les réfugiés Syriens de Toulouse avec qui je suis en contact depuis septembre 2015.

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