KAZoART vous propose de découvrir 10 sculptures emblématiques qui ont marqué leur temps et sont rentrées dans l’Histoire ! Qu’elles soient révolutionnaires, controversées ou particulièrement esthétiques, ces dix sculptures se sont inscrites dans l’histoire de l’Art durablement, faisant passer leurs créateurs à la postérité. De l’œuvre la plus ancienne à la plus récente, suivez le fil d’une Histoire pour le moins sculpturale…

#1 La Guitare • Pablo Picasso, 1912

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Pablo Picasso, Guitare, 1912-1914, MoMA, New-York

En 1912, quelques années après avoir inventé le Cubisme avec Georges Braque, Pablo Picasso fait passer ses théories cubiste de la toile à la « trois dimension ». Il adapte les règles du cubisme pour la sculpture, et confectionne en carton une guitare, un de ses thèmes récurrent de l’époque. Une création marquante en ce début de siècle plein de découvertes artistiques !

#2 L’Homme en mouvement • Umberto Boccioni, 1913

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Umberto Boccioni, L’homme en mouvement, 1913, bronze, MET Museum, New-York

Cette sculpture de l’artiste italien Umberto Boccioni – qui fait partie de l’avant-garde futuriste – représente un homme marchant, et s’attache à illustrer en trois dimensions le mouvement et la vitesse. Elle est également appelée « Formes uniques dans la continuité de l’espace« . La forme humaine se mélange avec les formes de la machine – une autre caractéristique des recherches futuristes. Même si cette sculpture est un peu moins connue, il s’agit d’une œuvre très originale pour l’époque, qui illustre bien les transformations artistiques de ce début de siècle, partout en Europe.

#3 La Petite Sirène • Edvard Eriksen, 1913

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Créée par Edvard Eriksen, elle est un hommage au conte éponyme de l’auteur danois Andersen. L’œuvre est installée sur un rocher dans le port de Copenhague, la capitale danoise, et en est une des grandes attractions. Ainsi exposée en extérieur, elle a été vandalisée ou détournée de nombreuses fois : en 1964, la tête fut volée. Jamais retrouvée, on dut fondre un nouveau visage à la petite sirène… Le sort s’acharna puisque sa tête fut volée à nouveau en 1998, mais heureusement rendue !

#4 Ours blanc • François Pompon, 1923 – 1933

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François Pompon, Ours blanc, entre 1922 et 1933, pierre, © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Sophie Boegly / Pinon

Par réaction aux œuvres très expressionnistes de son contemporain Rodin, le sculpteur François Pompon abandonne la figure humaine pour se concentrer sur le monde animal. En 1922, il présente son Ours blanc au Salon d’Automne : c’est lui qui lui amènera la reconnaissance auprès de ses pairs et du public. Ses oeuvres épurées, débarrassées de tous détails accessoires, et aux formes douces, demeurent cependant très réalistes.

#5 L’homme qui marche • Alberto Giacometti, 1960

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Alberto Giacometti, L’homme qui marche I, 1960, bronze

Giacometti travaille rapidement sur les formes humaines et arrive à l’aboutissement de ses recherches en 1960 avec l’Homme qui marche. Les formes étirées et squelettiques du personnage sont caractéristiques des sculptures de Giacometti. En 2010, un des dix exemplaires de cette œuvre est vendu pour 126,83 millions d’euros, devenant ainsi la sculpture la plus chère jamais vendue aux enchères… Une sculpture devenue iconique !

#6 Les Mobiles • Alexander Calder, 1962

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Alexander Calder, Mobile sur deux plans, 1962, aluminium et acier peint, Musée National d’Art Moderne (Centre Georges Pompidou), Crédit photographique : © Philippe Migeat – Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP

L’américain Alexander Calder, également connu pour ses œuvres monumentales installées dans des espaces publics, est devenu célèbre pour ses mobiles suspendus. Marquantes par leur légèreté, leurs couleurs primaires et leur abstraction totale, ces œuvres ludiques sont vues comme des symboles de la modernité face à la sculpture classique.

#7 Les Compressions • César, 1962

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César, Compression Ricard, 1962, Crédit photographique : © Jacqueline Hyde – Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP
© SBJ / Adagp, Paris

En 1960, César, de son vrai nom César Baldaccini découvre la technique de la « compression dirigée » : à l’aide d’une presse hydraulique, il compresse divers objets, de la carcasse de voiture aux bijoux… Comme un défi à la société de consommation de l’époque, il compressera ainsi un grand nombre de voitures (neuves !). En 1975, César imagine le célèbre trophée compressé remis aux acteurs lors de la cérémonie des Césars du cinéma.

#8 Les Nanas • Niki de Saint-Phalle, à partir de 1960

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Nanas danse, 1995, Paris, Quais de Seine

L’artiste Niki de Saint-Phalle commence sa série des « Nanas » à la fin des années 1960. Les formes plantureuses de ses joyeuses femmes lui ont été inspirée par une amie à elle qui était enceinte. Elle créera ainsi un grand nombre de Nanas, de tailles et de couleurs variées. L’accent est toujours porté sur les attributs féminins et les couleurs très vives. Ces sculptures incarnent la féminité assumée et s’enracinent dans le mouvement féministe de l’époque.

#9 Maman • Louise Bourgeois, 1999

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Maman de Louise Bourgeois à Washington (États-Unis)

Cette sculpture monumentale de 10 mètres de haut, représentant une immense araignée, est en fait sobrement intitulée Maman. Elle a été imaginée par Louise Bourgeois, comme son nom l’indique, en hommage à sa mère. Cette œuvre a été transportée et exposée un peu partout dans le monde, de Washington à Paris, en passant par la Chine. L’apparence inquiétante de l’araignée n’est que façade : Louise Bourgeois propose ici une référence à sa mère, couturière, qui tissait le fil, comme l’araignée avec sa soie… Une œuvre forte qui a marqué les esprits !

#10 Balloon Dog • Jeff Koons, 1994-2000

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Jeff Koons, Ballon Dog magenta à Versailles, acier inoxydable

Jeff Koons est un artiste qui a beaucoup fait parler de lui. En 2008 notamment, son Ballon Bog Magenta acquiert une grande notoriété en s’exposant dans le Salon d’Hercule au cœur du Château de Versailles. L’occasion rêvée de marquer les esprits du grand public ! L’œuvre représente un simple ballon en latex, gonflé et modelé en forme de chien – rappel aux foires et autres événements de l’enfance, et peut-être aussi directement à son fils. Ainsi, un objet fragile et éphémère est transformé en œuvre monumentale et durable, en acier chromé. Un bel exemple du paysage artistique actuel !