Rendu célèbre par Andy Warhol et Roy Lichtenstein, le Pop Art continue d’inspirer de nombreux artistes contemporains. Les œuvres colorées, décalées ou kitsch et représentant des icônes populaires rencontrent en effet un fort engouement parmi les collectionneurs et amateurs d’art. KAZoART vous fait découvrir cette semaine les cinq choses à savoir absolument sur ce mouvement artistique si prisé.

1# La naissance du Pop Art

Girl with Hair Ribbon, Roy Lichtenstein, 1965 © Popartis
Girl with Hair Ribbon, Roy Lichtenstein, 1965 © Popartis

Le Pop Art est né au milieu des années 50 en Grande-Bretagne et à la fin des années 50 aux États-Unis. Il est apparu en réaction à l’expressionnisme abstrait considéré comme trop rigide et prétentieux. Il prône un retour aux réalités matérielles de la vie quotidienne des individus. Pour cela, il utilise des éléments visuels de la culture populaire produits en série qu’il isole de leur contexte ou qu’il associe à d’autres objets. L’attitude donnée à l’œuvre compte dorénavant davantage que l’œuvre elle-même.

2# Les précurseurs

Sir Eduardo Paolozzi, I was a Rich Man's Plaything 1947 © Sir Eduardo Paolozzi 2002.
I was a Rich Man’s Plaything, Eduardo Paolozzi, 1947 © DACS.

Le Groupe Indépendant (IG) apparu à Londres, en 1952, est considéré comme le précurseur du Pop Art. Eduardo Paolozzi a initié ce courant en présentant lors de la première réunion de l’IG une série de collage, composé d’objets trouvés et intitulé « superposés ». Il s’agissait de publicités, de personnages de bandes dessinées et de couvertures de magazines.

La première œuvre d’art à inclure le mot « Pop » est d’ailleurs un collage d’Eduardo Paolozzi de 1947 : « I was a Rich Man’s Plaything » [J’étais le jouet d’un homme riche]. Dans cette œuvre, un nuage de fumée sur lequel le mot «Pop» a été écrit sort d’un revolver.

3# Andy Warhol : l’incarnation du Pop Art

Le tableau des soupes Campbell au MOMA de New York, Andy Warhol, 2010 © GARDEL Bertrand / Hemis.fr
Le tableau des soupes Campbell au MOMA de New York, Andy Warhol, 2010 © Gardel Bertrand / Hemis.fr

Andy Warhol est une figure incontournable du pop art. Né en 1928 aux États-Unis, Andy Warhol commence une carrière comme illustrateur commercial avant de se tourner vers le monde de l’art pour lequel il portera différentes casquettes. Tour à tour peintre, réalisateur, producteur de musique et auteur, il mène une carrière réussie dans ces différents domaines. Il est avant tout connu aujourd’hui pour ses peintures d’icônes américaines et de produits de grande consommation. 

En effet, à partir des années 1960, il s’investit dans la sérigraphie afin de rompre avec le principe de l’œuvre unique et de rendre artistiques des produits de grande consommation. C’est le cas notamment de célèbre la boîte de soupe Campbell, qui lui inspire une série d’œuvres réalisées au pochoir, en 1961. L’année suivante, il utilise la technique de la sérigraphie sur toile dans son travail et peint les célèbres portraits de stars américaines : Troy Donahue, Marilyn Monroe, Elvis Presley, Nathalie Wood et Warren Beatty.

4# L’œuvre Pop Art la plus chère

Silver Car Crash, Andy Warhol, 1963
Silver Car Crash, Andy Warhol, 1963 © Wikipédia

Avec Silver Car Crash (double disaster), adjugé à 105,44 millions de dollars chez Sotheby’s à New York, le 13 novembre 2013, Andy Warhol est l’artiste Pop Art le plus cher au monde. Cette œuvre se classe d’ailleurs en septième position des œuvres les plus chères au monde.

5# Le néo pop

Rabbit, Jeff Koons lewebpedagogique
Rabbit au Château de Versailles, Jeff Koons, 2008 © lewebpedagogique

Avec ses sculptures excentriques et très colorées, Jeff Koons apparaît comme le digne héritier d’Andy Warhol. En dépit d’une formation artistique classique à l’École des Beaux-Arts du Maryland Institute, à Baltimore, où il étudie l’art et le design, Jeff Koons puise son inspiration dans le travail de grands artistes du XXe siècle tels que Salvador Dali, Roy Lichtenstein, Andy Warhol et Robert Rauschenberg.

En 1980, il expose au Musée d’art contemporain de New York des aspirateurs flambant neufs, enfermés dans des caisses de plexiglas et éclairés de néons. Cette série n’est que le début d’une longue liste de provocations. Dans le cadre classique et luxueux du Château de Versailles, il n’hésite pas à accrocher dans le Salon de Mars un homard géant en aluminium, le « Lobster », ou un lapin gonflable en un inox, « Rabbit », dans le salon de l’Abondance.