En l’honneur du Mois des Fiertés, nous célébrons les artistes du passé et du présent qui ont redéfini notre vision du genre et de la sexualité. Soucieux de promouvoir les artistes qui sortent des sentiers battus, KAZoART s’intéresse aux pionniers qui ont toujours fait le maximum pour normaliser la fluidité des genres, la positivité corporelle et la culture queer dans l’art.

1. Kehinde Wiley

Kehinde Wiley (1977), Femme piquée par un serpent, 2008, huile sur toile, Galerie Sean Kelly

La réalisation du portrait présidentiel d’Obama a propulsé Kehinde Wiley sur le devant de la scène artistique ! Influencé par les maîtres anciens, son style urbain se veut hybride, à la fois inspiré du rococo français et d’art africain occidental. Il est connu pour représenter de jeunes hommes afro-américains dans des poses classiques, typiquement féminines. Son exposition présentant des femmes transgenres tahitiennes offre l’inclusion que l’art de Gauguin n’a pas réussi à obtenir.

Kehinde Wiley, La sieste, 2019, huile sur lin © Diane Arques

2. Frida Kahlo

Frida Kahlo, Autoportrait avec les cheveux coupés, 1940

Artiste avant-gardiste, Frida Kahlo a refusé de se soumettre au jeu du genre. Anti-conformiste, elle préférait se considérer comme un individu plutôt que comme un homme ou une femme. Connue pour revêtir les costumes de son père et pour avoir des relations extraconjugales avec des hommes et des femmes, elle était une reine queer, une polyamoureuse aux nombreuses facettes.

Frida jeune dans le costume de son père

3. David Hockney

David Hockney, Peter sortant de la piscine de Nick, 1966

Ayant pris goût à la côte ouest au début des années 1960, David Hockney a commencé sa carrière en peignant des scènes de sa vie quotidienne. Gay dans les deux sens du terme, ses œuvres sont des compositions joviales et réconfortantes qui mettent généralement en scène ses amants masculins. À une époque où l’homosexualité est tout juste dépénalisée au Royaume-Uni, Hockney inonde la scène artistique de corps bronzés et sculptés dans un écrin aux couleurs pastel.

David Hockney dans son studio, Portrait d’un artiste en progrès
David Hockney, Portrait d’un artiste [Piscine avec deux personnages] acrylique sur toile, 1972

4. Jenny Saville

Jenny Saville, Soutenue, huile sur toile, 1992, The Saatchi Collection, London

Jenny Saville crée des peintures de figures classiques auxquelles elle confère sa touche personnelle. Rétablissant notre idée du Beau, l’artiste peint des femmes aux corps non idéalisés. On y découvre par exemple des  femmes en surpoids, avec des cicatrices et des tâches. Ses toiles grandeur nature et ses vifs coups de pinceau donnent lieu à des portraits à la fois imposants et empreints de vulnérabilité.. Charnue et intime, Saville élargit notre définition du nu féminin dans l’art

Jenny Saville, Rosetta 2, 2005
Jenny Saville, Juncture, 1992

5. Marcel Duchamp

L’alter égo féminin de Duchamp

Marcel Duchamp, le génie controversé à l’origine de La Fontaine, faisait partie intégrante du mouvement Dada au début des années 1920. L’ami de Duchamp et artiste Dada, Man Ray, l’a photographié sous les traits de son alter ego féminin, Rose Sélavy. Prononcé en français, ce nom ressemble à « Eros is life » ou « Love is life ». Comme un précurseur de la culture drag, Rose Sélavy a travaillé ses points de vue, a laissé sa créativité non-binaire briller et a parcouru le spectre des genres avant même qu’il ait un nom.

Rose Sélavy

6. Andy Warhol

Christopher Makos, Altered Image, 1981

En 1981, Andy Warhol et son ami Christopher Makos ont réalisé la série « Altered Images » dans laquelle Warhol était travesti. En hommage à Duchamp et à son alter ego évoqué précédemment, Warhol a exploré sa part de féminité  dans une série de poses farouches prises avec un Polaroïd. Il va sans dire que les photographies de Warhol  travesti auraient indéniablement leur place à côté des sérigraphies des icônes féminines dont il est l’auteur ! 

Christopher Makos, Altered Image : cinq photographies d’Andy Warhol, 1981

L’art du genre sur KAZoART

Chez KAZoART, nous mesurons l’influence du poids de l’art sur regard de la société envers les multitudes de genres. Ainsi, l’art ne doit pas être binaire, l’ambiguïté le rend d’autant plus intrigant.

Découvrez nos œuvres qui célèbrent l'inclusion et la diversité