6 portraits célèbres de l’Histoire de l’Art


Le portrait est l’un des genres les plus plébiscités en peinture. Il donne lieu à la représentation la plus fidèle, en principe, d’une personne et souligne ses caractéristiques et ses expressions. Pour l’illustrer, KAZoART revient 6 des portraits les plus célèbres qui ont marqué l’Histoire de l’Art.

Le portrait inspire aussi grandement nos artistes sur KAZoART. Découvrez sans plus tarder notre inspiration spéciale Portrait !

#1 La Joconde, Léonard de Vinci (1503-1506)

La Joconde, Léonard de Vinci (1503-1506

La Joconde [retouchée], Léonard de Vinci (1503-1506) / Via Wikimedia Commons

Le plus célèbre des portraits mais plus largement l’œuvre la plus connue au monde : La Joconde ou Le Portrait de Mona Lisa. Impossible de passer à côté de ce chef-d’œuvre peint par Léonard de Vinci vers 1503-1506. Cette jeune femme est le fruit de nombreuses recherches et de nombreux mystères. L’œuvre est ainsi devenue une véritable référence et source d’inspiration pour de nombreux artistes à travers le globe qui l’ont parodiée et détournée. La Joconde est même plagiée à plusieurs reprises.

Bien des hypothèses voient le jour pour identifier ce modèle mais les historiens de l’art finissent par s’accorder sur un nom : Lisa Gherardini del Giocondo. Cette jeune femme aux sourcils et aux cils absents semble nous dévisager où que l’on aille ! Volée en 1911, la toile ne cesse de déchaîner les passions. Désormais conservée au Musée du Louvre, elle continue de questionner, notamment par ce sourire qui en dit à la fois trop et pas assez. Aussi adulée que tournée en dérision, Mona Lisa n’est pas près de laisser sa place.

#2 La jeune fille à la perle, Johannes Vermeer (vers 1665)

Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle (vers 1665)

Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle (vers 1665) / Via Wikimedia Commons

Réalisée en 1665 par Johannes Vermeer, cette Jeune fille à la Perle, initialement Jeune fille au Turban, est incontestablement une œuvre majeure de l’art occidental. Souvent qualifié de « Joconde du Nord », ce portrait représenterait l’une des filles du peintre. Sur un fond noir se dessine la douceur des traits d’une jeune femme coiffée d’un turban bleu et jaune.

Elle semble vouloir dire quelque chose. Mais qu’attend-elle ? Le mystère reste entier. Elle fixe le spectateur par-delà son épaule et ne paraît pas vouloir détourner son regard. Le petit détail non-négligeable et auquel nous devons le nom de l’œuvre est évidemment cette perle qui brille et se confronte à l’obscurité ambiante et qui symboliserait la chasteté.

#3 Marilyn Monroe, Andy Warhrol (1967)

Andy Warhrol, Marilyn Monroe (1967)

Andy Warhrol, Marilyn Monroe (1967)

Cette série de portraits a fait le tour du monde ! L’artiste voit en Marilyn Monroe une source d’inspiration inépuisable et multiplie les portraits dans une série de sérigraphies colorées, célébrant ainsi le Pop art. La société américaine est très marquée par le suicide de l’’actrice et chanteuse en 1962. À l’origine de ces portraits, une photo issue de la promotion du film Niagara où Marilyn apparaît en noir et blanc, sourire figé.

Dans ses sérigraphies, Warhol colore le visage de la star et pousse son maquillage à l’extrême. D’ailleurs, la couleur de ses paupières fait systématiquement écho au fond de la toile. Son visage se rapproche parfois du réel, quand sur d’autres versions, il paraît aspiré par une couleur ultra vive. Une manière de rappeler la présence très forte de l’actrice dans les médias, véritable icône des années 1950-60 aux États-Unis.

#4 Portrait d’Adèle Bloch Bauer I, Gustav Klimt (1907)

Gustav Klimt, Portrait d'Adèle Bloch-Bauer I (1907)

Gustav Klimt, Portrait d’Adèle Bloch-Bauer I (1907) / Via Wikimedia Commons

La féminité est à l’honneur dans ce célèbre portrait réalisé par Gustav Klimt. La technique utilisée pour cette peinture rappelle évidemment Le Baiser  qu’il peint quelques mois plus tard. Ce format carré plongé dans une abondance d’or éclaire cette jeune femme dont les traits du visage sont particulièrement travaillés. Adèle Bloch Bauer est un modèle apprécié par l’artiste. Elle et son époux Ferdinand sont de riches mécènes juifs qui côtoient de grands artistes, dont Klimt.

Nait alors un portrait stylisé issu d’une recherche picturale nouvelle. Le corps d’Adèle est recouvert d’une multitude de motifs byzantins, à l’image d’une mosaïque et sont le signe d’une profusion récurrente chez l’artiste. La peau si blanche du modèle contraste radicalement avec ces atours dorés dont l’abstraction cohabite avec le réalisme de ce portrait.

#5 Vertumne, Arcimboldo (1590)

Arcimboldo, Vertumne (1590)

Arcimboldo, Vertumne (1590) / Via Wikimedia Commons

Impossible de ne pas reconnaître le style Arcimboldo ! De son nom complet Giuseppe Arcimboldo, ce peintre italien de la Renaissance est célèbre pour ses portraits composés de végétaux. Réalisée en 1590, l’huile sur bois Vertumne représente l’Empereur germanique Rodolphe II. La démarche de l’artiste est d’une infinie précision où chaque détail est représenté par un aliment ou un végétal différent. Même les dents sont perceptibles !

Bien que ce portrait soit particulièrement loin de la réalité, on ne peut que saluer le génie d’Arcimboldo. Entre haricots pour les sourcils, fruits rouges pour les lèvres, pommes pour les joues et poire pour le nez, on constate une prouesse technique évidente. Toutefois les codes classiques du portrait ne sont jamais bien loin. En effet, Rodolphe II est représenté sur fond noir et la tête tournée de trois quarts. Ce portrait vient s’ajouter à la série Les Saisons que l’artiste a entamée quelques années plus tôt.

#6 American Gothic, Grant Wood (1930)

Grant Wood, American gothic (1930)

Grant Wood, American gothic (1930) / Via Wikimedia Commons

Parodiée à plusieurs reprises, American Gothic fait partie des œuvres les plus connues du XXe siècle. On doit cette peinture à Grant Wood, inspiré par l’architecture d’une ferme datant du XIXe siècle. Les modèles ne sont pas méconnus de l’artiste puisqu’il s’agit de sa sœur et de son dentiste. Une atmosphère quelque peu inquiétante ressort de ce tableau. La jeune femme vêtue d’un tablier et l’homme tenant une fourche ne regardent pas dans la même direction…

À l’arrière plan se hisse une maison où l’on remarque une symétrie assez bien maîtrisée. L’étage de la maison et sa fenêtre centrale style gothique est équidistante des deux personnages. C’est d’ailleurs ce qui marque Grant Wood lorsqu’il passe devant cette bâtisse au style architectural emblématique qui finalement, en devient le sujet central, sans oublier la grange rouge à laquelle réfère la fourche entre les mains du vieux paysan.

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