Spécial #PickYourART : Focus sur Onur Deda


Dans le cadre de l’exposition #PickYourART du 3 au 13 décembre, KAZoART a le plaisir de vous présenter cette semaine le photographe Onur Deda jeune artiste prometteur, qui excelle aussi bien dans les shootings d’exception pour les grands magazines que dans des réalisations artistiques plus personnelles.

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Onur Deda

Onur Deda

Bio et démarche d’Onur Deda

Onur Deda est né à Ankara en Turquie en 1992. Il découvre la France lors d’un voyage à l’âge de 5 ans. De ce dernier, une passion pour la ville de Paris lui restera, et l’envie d’apprendre le français, qu’il maîtrise aujourd’hui parfaitement. Son enfance et son adolescence sont bercées par de nombreux voyages, au cours desquels il se découvre une passion pour la photographie, dont il décide de faire son métier. A 17 ans, il quitte son lycée à Ankara, où il nous confie ne pas avoir brillé par sa bonne conduite, pour Dubaï, où il passe 6 mois, découvrant un pays oriental muni d’une histoire riche, mais où l’art n’est pas beaucoup mis en valeur. C’est pour lui l’occasion de se forger un regard, qui restera un outil inestimable pour sa carrière dans le monde tant convoité de la haute-couture, donnant à ses photographies une personnalité précise et subtile.

En 2010, il s’installe à Paris pour étudier la photographie à l’école Parisienne EFET (Ecole Supérieure de Photographie et d’Audiovisuel).  En parallèle, il suit une formation au design textile, avec l’idée de se spécialiser dans la mode qui l’attire tout particulièrement depuis longtemps.

Depuis un peu plus d’un an maintenant, Onur s’est lancé comme photographe professionnel, avec déjà des shootings pour plusieurs marques dont le prestigieux magazine Vogue Italia. Il débute en parallèle une carrière d’artiste photographe cosmopolite avec des œuvres pleines de puissance et de délicatesse.

Onur Deda, Heavenly II, photographie sur papier baryté ILFORD, 30 x 40, tirage limité (10 ex.)

Onur Deda, Heavenly II, photographie sur papier baryté ILFORD, 30 x 40, tirage limité (10 ex.)

«  Ce qui m’a toujours attiré dans la photographie, et ce depuis mon enfance, c’est cette liaison mystérieuse qu’elle entretenait avec les émotions. A travers mon travail de photographe, je cherche avant tout à exprimer des sentiments, en particulier l’attirance, l’impatience, l’addiction, voire la tentation maléfique. Pour moi, lorsqu’on regarde une photographie et qu’on se sent attiré par elle, c’est que quelque chose en particulier dans celle-ci a provoqué cette attirance incontrôlable. C’est une sensation qui nous dépasse : on se sent irrémédiablement aspiré dans cet univers sombre, cherchant à tout prix à y prendre part. »

4 Questions de KAZoART à ONUR DEDA


K : Que pensez-vous de l’idée de proposer des œuvres d’art en ligne ?

« Avec le Web, notre quotidien a évolué considérablement ainsi que notre façon de consommer. Nous ne pouvions imaginer, vingt ans plus tôt, qu’il serait possible et si facile d’acheter des vêtements, des produits high-tech sur internet. Il nous faut nous plier et nous adapter à ces changements, sans quoi nous ne serions malheureusement « plus à jour ».

J’ai été directement confronté à ce problème de vitesse et d’évolution dans mon travail. Ayant une passion infinie pour la photographie argentique, qui présente entre autres comme grande qualité de posséder un grain des négatifs incomparable et des couleurs éclatantes naturelles, j’ai dû mettre de côté cette technique au profit du numérique. Le numérique étant beaucoup plus rapide, il permet de montrer instantanément les photos et de les rectifier selon les besoins des clients souvent pressés. Le même phénomène arrive sur le marché de l’art qui connait déjà une nouvelle évolution grâce à internet. Dans une vingtaine d’années, je n’imagine pas un monde où on n’achètera pas presque exclusivement des œuvres d’art en ligne ! Je suis donc fier de participer à cette évolution. Il faut toujours continuer à s’adapter ! »

Onur Deda, Maternal Shapes III, photographie numérique sur papier Fine Art, 30 x 30, tirage limité (20 ex.)

Onur Deda, Maternal Shapes III, photographie numérique sur papier Fine Art, 30 x 30, tirage limité (20 ex.)

K : Vous avez grandi en Turquie et vous avez vécu à Dubaï. Maintenant vous habitez à Paris. Quelle influence ces différentes cultures ont-elle eu sur votre regard en tant qu’artiste ? 

Ces expériences ont formé ma vision photographique. Au fil de mes voyages, je me suis rendu compte que l’œil était comme l’humour. De la même façon qu’on ne rit pas des mêmes choses d’un pays à l’autre, eh bien on ne voit pas les choses avec le même regard non plus. Chaque pays a ses propres codes visuels. Or, j’ai la chance d’avoir vécu dans un pays oriental, les Emirats Arabes, un pays occidental, la France et un pays entre les deux, la Turquie. J’ai pu apprendre à rechercher et à saisir ces codes pour me les approprier et aujourd’hui, en France, j’essaie de les réunir, de trouver ce qu’ils ont en commun qui me permet de séduire tous les yeux, quelle que soit leur origine. Le regard occidental, par exemple, aime les lignes de corps bien articulées, il faut qu’elles soient évidentes, ce qui permet de mettre en avant le côté plutôt sauvage des modèles, et notamment des femmes. En Orient, en revanche, le regard cherche surtout à percevoir le visage et la douceur de la femme. Dans mes œuvres, je tente de concilier les deux!

Le spectre de la rose V - Onur Deda - 15 x 15 - 30 exemplaires

Le spectre de la rose V – Onur Deda – 15 x 15 – 30 exemplaires

K : Vous avez choisi Paris pour vous installer en tant qu’artiste et professionnel. Pourquoi?

Depuis bien longtemps, je sais que c’est dans la mode et le monde de la haute-couture que je souhaite faire carrière, alors de manière évidente, Paris s’est présenté comme la ville où ce rêve pourrait se réaliser. Paris reste la capitale de la haute-couture, malgré la concurrence montante d’autres villes, comme Milan ou Londres. Là-bas, je n’aurais pas les mêmes opportunités qu’ici. C’est une ville qui respire l’art et qui est en perpétuel mouvement. Pour un artiste comme moi, c’est idéal. D’ailleurs, j’aime vraiment la vie que j’ai ici. Mes amis, mes habitudes et mon travail sont là, alors je me sens chez moi dans cette ville. Rien ne pourra changer tout cela.

Le spectre de la rose II - Onur Deda - 40x30 - 30 exemplaires

Le spectre de la rose II – Onur Deda – 40×30 – 30 exemplaires

K : Dans votre travail de photographe professionnel pour des magazines de haute couture, la femme a logiquement une place très importante et dans vos oeuvres aussi. Est-ce qu’il y a une influence de votre profession sur votre travail d’artiste?

Il y a bien une influence, mais en fait, il me semble plutôt qu’elle va de l’artistique vers le professionnel, parce que je me vois comme un plasticien avant tout. Dans mon travail, il y a la mode mais il y a toujours une approche graphique en plus. Mon objectif, c’est de créer une relation entre le modèle et le vêtement et cette relation doit raconter une histoire. Mes photos doivent mettre en valeur l’âme du vêtement que porte le modèle. Bien entendu, la femme est le point central de mon travail, car dans la mode, elle fait l’objet de bien plus d’attentions que l’homme. Et puis je trouve que le corps de la femme dégage une puissance artistique unique. Il y a une beauté du corps féminin que j’aime mettre en avant sur le plan artistique. D’ailleurs, dans mon milieu, j’ai pris l’habitude de travailler majoritairement avec des femmes, et c’est un plaisir dont je ne me lasse pas!

Onur Deda, Black widow, photographie sur aluminium, 80 x 120

Onur Deda, Black widow, photographie sur aluminium, 80 x 120

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