Chardin : Un « petit » maître du XVIIIe siècle ?


En cette période estivale, KAZoART vous dévoile des histoires drôles et légères qui ont marqué l’histoire de l’art. Soucieux de leur réputation et de leur postérité, certains artistes n’ont pas hésité à donner un nouveau tournant à leur carrière pour satisfaire le public et les critiques, tel que Chardin dont il est question ici.

L’Art’necdote du Jour #22 • Chardin

Né à Paris, en 1699, Jean Siméon Chardin est reconnu comme un grand maître des natures mortes. Élève du peintre Pierre-Jacques Cazes, il a très tôt été attiré par ce genre. En effet, suite à une commande de Noël Nicolas Coypel, il peint un fusil dans un tableau de chasse, ce qui lui donne immédiatement le goût pour ce genre de la nature morte, pour lequel il « peint avec le sentiment », selon ses propres mots.

Raisins et Grenade, 1763, Chardin

Raisins et Grenade, Chardin, 1763 © Blog Christiane Prévost

Le tournant de sa carrière

Par crainte d’être catalogué dans ce genre, Chardin décide dans les années 1730 de s’initier aux scènes de genres, davantage appréciées à l’époque par l’Académie Royale et portées à un point de perfection par Caravage au XVIIe siècle. Lors d’une conversation avec un de ses amis peintres, Joseph Aved, Chardin lui aurait confié son envie de gagner davantage d’argent en réalisant des portraits. Joseph Aved lui aurait répondu avec humour : « Oui, si un portrait était aussi facile à faire qu’un cervelas ». Piqué au vif, Jean Siméon Chardin donne alors un nouvel élan à sa carrière de peintre en se consacrant aux scènes de la vie quotidienne.

La Fillette au volant, 1741, Chardin Galeries des Offices de Florence

La Fillette au volant, Chardin, 1741 © Galeries des Offices de Florence

Il relève aisément le défi lancé par son ami, et réalise des tableaux de scènes de genre très appréciés par le roi Louis XV, lors de leur unique rencontre en 1740, et par le public. Chardin ne renonce pas pour autant aux natures mortes, puisqu’il en peint à nouveau dès la fin des années 1740.

Une reconnaissance unanime

André Malraux déclare d’ailleurs à son égard, en 1951, dans Les Voix du silence : « Chardin n’est pas un petit maître du XVIIIe siècle plus délicat que ses rivaux, c’est, comme Corot, un simplificateur doucement impé­rieux. Sa maîtrise silencieuse détruit la nature morte baroque des Hollandais, fait de ses contemporains des décorateurs, et rien ne peut lui être opposé en France, de la mort de Watteau à la Révolution… « 

Poires, noix et un verre de vin, Chardin, 1768, Musée du Louvre

Poires, noix et un verre de vin, Chardin, 1768 © Musée du Louvre

En écho sur KAZoARTIgor B.Glik

Sur KAZoART, les photographies de natures mortes dIgor B.Glik présentent un traitement unique et original, qui évoque volontiers les grandes maîtres du XVIIIe siècle et en particulier Chardin.

Il faut de tout pour faire le monde

Il faut de tout pour faire le monde – Igor B.Glik – Photographie numérique sur toile

 

Nature morte aux pommes

Nature morte aux pommes – Igor B.Glik – Photographie numérique sur papier

Inscrivez-vous à la newsletter KAZoART

Vous souhaitez recevoir régulièrement les nouveaux articles et les actus de KAZoART ? Inscrivez-vous à notre newsletter !

15€ offerts pour toute nouvelle inscription.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>