Daniel Buren : les rayures controversées 1


A travers les Art’necdotes, KAZoART vous fait découvrir les grandes et les petites histoires des artistes, Insolites, étonnantes ou grandioses, les facettes et les secrets des artistes que l’on croit connaître font bien souvent écho au travail de nos peintres.

L’Art’necdote du Jour #26 • Daniel Buren

Daniel Buren, né en 1938 et toujours en activité, est un peintre et sculpteur français qui a beaucoup fait parler de lui. Adepte d’une peinture radicale faisant l’apologie de l’économie des moyens, il est connu (et bien reconnaissable !) pour son utilisation de bandes verticales colorées : les fameuses rayures. Il se fait remarquer dès les années 60 en réalisant de nombreuses performances, notamment dans la rue. Car Daniel Buren est avant tout un artiste d’espace – il souhaite, selon ses propres termes, travailler « in situ ».

Daniel Buren, Mur de peintures

Daniel Buren, Mur de peintures, Peinture acrylique sur toile de coton tissée à rayures, MAM de Paris, © Eric Emo / Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet

Les deux plateaux

Son œuvre la plus célèbre est certainement Les deux plateaux, plus connue sous le nom des « Colonnes du Palais Royal », à Paris.

Les deux plateaux, Buren

Les deux plateaux, Daniel Buren, 1986, ©Jean-François Gornet

Cette œuvre a une histoire fascinante : à la base, l’endroit était un parking, celui du Ministère de la Culture. Les 260 colonnes à rayures noires et blanches occupent les 3000m² de la cour. L’utilisation de marbre blanc de Carrare et de marbre noir des Pyrénées est une référence directe à la statuaire grecque.

Cela ce sait peu, mais de l’extérieur, on ne voit qu’une partie de l’œuvre ! En effet, les colonnes se prolongent en sous-sol, sur un deuxième niveau (le second plateau). Au niveau de ce sous-sol, de l’eau coule, ce qui créé également une ambiance sonore qui participe à la magie du lieu.

L’affaire des Colonnes

Le projet est commandé en 1983 par le ministre de la Culture de l’époque, Jack Lang. Dès le début, ce projet est peu apprécié : il est jugé « trop moderne » et « hautement intellectuel ». Il s’en suivra pendant des années une série de protestations venant de toutes parts… Une association des amis du patrimoine (qui comptait notamment Claude Lévi-Strauss) écrit au président de la République pour protester contre la construction ; une pétition est créée par des riverains, et pendant les travaux, l’œuvre fait même l’objet de dégradations. Jacques Chirac, alors Maire de Paris, ira jusqu’à faire suspendre les travaux pendant un temps. Juste après, le nouveau Ministre de la Culture pense lui à faire purement et simplement détruire l’œuvre, pourtant déjà presque terminée.

Heureusement, Daniel Buren se battit pour son travail, et après de nombreux procès, les Colonnes furent finalement achevées et inaugurées. Aujourd’hui, elles constituent l’un des monuments les plus connus et les plus visités du centre de Paris.

En écho sur KAZoART Laurent Prudot

Sur KAZoART, les peintures de Laurent Prudot nous rappellent les rayures caractéristiques de l’univers de Daniel Buren.

Rythmeligne 16-11, Laurent Prudot

Rythmeligne 16-11, Laurent Prudot Peinture acrylique sur toile, 2016

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