Focus sur l’artiste LN Le Cheviller 1


Artiste plurielle, LN Le Cheviller explore de nombreuses techniques pour laisser libre cours à son imagination. Dessin, photographie numérique, peinture acrylique ou gravure, elle utilise l’un ou l’autre de ces médiums pour représenter au mieux ses sujets de prédilection. KAZoART vous invite cette semaine à plonger dans l’univers de cette artiste plasticienne aux multiples talents.

 Retrouvez ici la galerie en ligne de LN Le Cheviller

LN Le Cheviller en atelier

LN Le Cheviller en atelier

Une minute de vidéo pour découvrir l’univers artistique de LN Le Cheviller

Parcours et démarche artistique

Attiré par l’art dès le plus jeune âge, LN Le Cheviller a suivi les cours de l’École Estienne et de l’École Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Ces formations classiques lui permettent d’explorer l’histoire de l’art et de rencontrer des professionnels du milieu artistique.

Fin de l'effet - LN Le Cheviller

Fin de l’effet – LN Le Cheviller

Éloignée de tout processus d’intellectualisation de l’art, LN Le Cheviller s’inspire des artistes américains de la seconde moitié du XXe siècle pour lesquels l’art est un phénomène vivant, presque physique. La nature et la danse sont également des thèmes qui par leur caractère incontrôlé et leur intensité animent son travail artistique.

Antipanoramique - LN Le Cheviller

Antipanoramique – LN Le Cheviller

Artiste aux talents variés, elle expérimente plusieurs genres artistiques au gré de ses envies et de ses inspirations. L’abstraction tient néanmoins une place importante dans ses créations. Art du lâcher-prise par excellence, l’abstrait lui apporte en effet une totale liberté et lui donne l’opportunité d’exprimer pleinement ses émotions.

L'atelier de LN Le Cheviller

L’atelier de LN Le Cheviller

5 questions de KAZoART à LN Le Cheviller

#1 Pouvez-vous nous parler de vos débuts artistiques ?

Je suis entrée à l’École Estienne à 15 ans pour avoir un diplôme des métiers d’art. Parallèlement, j’ai suivi pendant deux ans des cours à l’École des Beaux-Arts de Paris dans un atelier de peinture grand format et ensuite dans un atelier de gravure. Mon goût pour l’art a toujours été présent. À l’adolescence, le parcours scolaire traditionnel me rebutait. L’Ecole Estienne m’a permis d’avoir une ouverture extraordinaire à l’art et à la culture, qui m’a donné la possibilité de développer ma pratique artistique. L’art fait partie intégrante de ma vie. Je ne vois pas réellement dans quel autre domaine j’aurais pu me spécialiser.

Départ - LN Le Cheviller

Départ – LN Le Cheviller

#2 Quelles sont vos inspirations ?

J’admire beaucoup les artistes américains de la seconde partie du XXe siècle, notamment Rauschenberg et les artistes de sa génération. Leur art est vivant, avec beaucoup d’énergie et de couleurs. Pour moi, il existe une partie intellectuelle de l’art et une partie plus physique, où quelque chose sort littéralement de notre corps. Nos gestes projettent des choses. Lorsque que je crée, je ne réfléchis pas au fait que je doive réaliser une esquisse au préalable, puis l’agrandir. C’est une sorte de projection directe de mon esprit à ma main. Je veux travailler le plus librement possible, comme en danse improvisée, où c’est davantage de la danse à l’état pur. C’est le même procédé pour moi en peinture.

Acryl satin - 1

Acryl satin – 1 – LN Le Cheviller

#3 Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Vivant à la campagne (ndlr : en Charente), je suis très inspirée par la nature. Je passe énormément de temps dans mon jardin. Je suis très attentive à tout ce qui m’entoure. Je suis également très intéressée par la politique, l’histoire et l’actualité. J’effectue de nombreuses recherches qui m’aident à structurer mon travail. Cela me permet d’avoir un cadre et de ne pas me perdre dans mon processus de création. J’ai d’ailleurs réalisé des séries d’œuvres sur les migrants, sur les guerres ou encore à partir de textes littéraires de Roland Barthes, Virginia Woolf…

Dessein des frontières 10

Dessein des frontières 10 – LN Le Cheviller

Il y a vingt d’ans, j’ai en outre fait une série avec la danseuse contemporaine Christine Quoiraud. Ensemble, nous avons fait plusieurs séances sur le thème de la mer. Elle dansait et moi je dessinais en même temps en m’inspirant de son travail. Je le reproduis aussi, lorsque j’accueille des concerts chez moi en Charente, au Hameau de La Brousse, avec mon association Ciel Ouvert. Cet hiver, j’ai à nouveau travaillé avec Christine Quoiraud, sur une série d’œuvres à propos du corps et de l’anatomie. Travailler avec d’autres artistes est pour moi une véritable source d’inspiration.

Grande anatomie 1 - LN Le Cheviller

Grande anatomie 1 – LN Le Cheviller

#4 On constate une certaine hétérogénéité dans votre travail. Vous pouvez nous en parler ?

Je suis constamment dans la recherche. Si je remarque une technique qui m’intéresse, je vais l’essayer. Je me suis par exemple mise à la photographies ces dernières années, même si je suis spécialisée à la base en peinture et en gravure. Je ne suis pas dans un travail avec une ligne directrice. J’ai cette envie d’expérimenter. Sans prétendre me comparer à eux, mon travail se situe davantage dans la lignée de Picasso ou de Richter, dont les créations partaient dans différentes directions. Ce procédé m’amuse et m’intéresse.

Par ailleurs, j’essaye aussi de m’approcher de la technique qui traduira au mieux le thème que je traite. Pour la série « Image du monde », par exemple, je voulais travailler sur les conflits armés. J’ai commencé par des monotypes sur des cartes, puis j’ai réalisé des recherches dans les atlas, où l’on trouve souvent des photos des peuples du monde. J’ai eu envie de joindre à mes œuvres des portraits d’enfants et d’adolescents prises à leurs arrivées au camp d’Auschwitz, S21. J’ai donc décidé de jouer sur la transparence, d’utiliser des monotypes très légers sur un papier de soie, que j’ai appliqués sur un plexiglas. Cette série ne correspond pas au reste de mon travail, mais la réflexion m’a menée à ce projet-là. Je ressens ce besoin d’être dans une évolution intellectuelle permanente. C’est tout l’intérêt d’être artiste, selon moi.

Peuples - LN Le Cheviller

Peuples – LN Le Cheviller

#5 Pouvez-vous nous expliquer votre processus de création artistique pour votre série des « 56 peintures » ?

J’avais arrêté la peinture dernièrement pour me consacrer à la gravure, et puis j’ai eu envie de peindre à nouveau. C’était difficile de m’y remettre au début, mais, j’ai voulu explorer entièrement ce sujet. J’ai donc réalisé une série de 56 peintures, toutes du même format. Je travaille souvent comme ça en peinture. Un thème me vient à l’esprit et je vais au bout de ce dernier. À un certain moment, je sens que je suis arrivée à un aboutissement, ce qui me permet de commencer d’autres créations. D’autres fois, à la fin d’une série, j’ajoute des éléments, comme par exemple sur la série « Réconfort », où j’ai ajouté des collages sur des monotypes en noir et blanc. J’aime ainsi réaliser des assemblages et faire évoluer mes œuvres.

56 peintures - 3 - LN Le Cheviller

56 peintures – 3 – LN Le Cheviller

 Retrouvez ici la galerie en ligne de LN Le Cheviller

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