Interview artiste • Rencontre avec Aurélien Citoleux


Chaque mois, la rédaction de KAZoART vous propose une rencontre avec un artiste et son univers. Aujourd’hui, Aurélien Citoleux est à l’honneur ! Artiste peintre ancré dans le Sud de la France, il excelle dans les paysages et brille par la maîtrise de ses couleurs éclatantes. Passionné par les plus grands artistes de la peinture moderne, il tire de ses expériences et observations un art lumineux et positif… Plongez dans le monde d’Art de ce peintre provençal !

aurélien citoleux

Aurélien Citoleux en quelques mots…

Peintre niçois absorbé par la lumière de la Côte d’Azur, Aurélien Citoleux déploie sur ses toiles un univers de couleurs. Proche de la touche et de la sensibilité artistique de Van Gogh et Monet, il possède aussi des points communs avec les Fauves du début du 20e siècle – tout particulièrement avec les artistes qui ont peint la côte d’Azur, tels que Matisse, Derain ou Manguin. Toujours à la recherche de renouvellement, il revisite sans cesse ses classiques et se laisse inspirer par la nature et ses couleurs, tantôt éclatantes, tantôt pastel. Ses toiles respirent le soleil et la joie de vivre, figeant éternellement une atmosphère méditerranéenne inimitable…

K. Comment avez-vous commencé la peinture ?

J’ai commencé vers l’âge de 8 ans. Mes premiers travaux datent de cette période. J’exécutais des petits pastels à «  la manière de ». Je copiais une œuvre connue de Van gogh ou bien de Monet, en y supprimant ou en y ajoutant certains éléments : ajout de personnages, suppression d’un bâtiment, etc…). Je personnalisais ma copie afin qu’elle me plaise ! Je faisait des « vrais-faux » en quelque sorte…

Aurélien Citoleux

Jardin niçois, Aurélien Citoleux

K. Vous êtes né à Marseille et vivez à Nice : les paysages du Sud vous inspirent-ils tout particulièrement ?

Avec Paris, Marseille est la ville des peintres. Tous y sont allés au début du 20e siècle (ou presque) pour travailler : Camoin, Marquet, Dufy, Braque, etc. La côte d’Azur c’est le Montparnasse des peintres – il n’y a qu’à « planter son chevalet et peindre », disait Matisse. Et c’est vrai ! Nice est une ville où la peinture est quasi inexistante hormis la présence tutélaire de Matisse et de Dufy.

Aurélien Citoleux

La rade de Nice, Aurélien Citoleux

L’École de Nice (Arman, César, etc..) était plus orientée vers la sculpture, il n’y a donc pas eu cette ruche de peintres comme à Marseille dans les années 1950, avec les artistes fréquentant le bar « Le Péano » (Ambrogiani, Ferrari, Serra, Toncini, Mandin..). Et c’est vrai que Nice, malgré la beauté des paysages avoisinants, n’a été que très peu peinte… Peut-être est-ce la beauté de Villefranche, Menton, Antibes qui paralyse les artistes ! En tout cas Nice est à mes yeux un passage obligé pour qui veut se frotter sérieusement à la peinture de paysage.

K. Petit, vous vous êtes plongé dans les univers de Picasso, Cézanne, Monet… qui appartiennent à des mouvements différents de l’Histoire de l’art. Duquel vous sentez-vous le plus proche ?

De tous ! Mais si je devais en choisir un seul, ce serait l’ »Expressionnisme provençal ». Ce mouvement est né à Arles avec les dernières toiles de Van Gogh. Cette période arlésienne a donné naissance au Fauvisme, aux toiles de Bernard Buffet, et Bacon s’en est profondément nourri. Picasso à Mougins est devenu l’ogre de cet expressionnisme là. En ce sens Picasso est le plus grand des peintres provençaux.

Aurélien Citoleux

K. La mer est un sujet récurrent dans vos tableaux. L’ambiance marine intervient-elle dans votre processus de création ?

Difficile de passer à côté à Nice ! La prom’, comme on dit ici, est une merveille. La lumière y est tout simplement exceptionnelle et elle change constamment. Certains soirs, en été, le ciel et l’eau se confondent au point qu’il devient très difficile de distinguer la ligne d’horizon. Je crois que c’est ce que Monet était venu chercher dans la région – il faut voir ses peintures d’Antibes !

aurélien citoleux

Villefranche-sur-Mer le soir, Aurélien Citoleux

K. Votre carrière de peintre a-t-elle été influencée par des rencontres ?

La peinture ce n’est que cela : des rencontres ! Avec des collectionneurs – un peu fous – venus fouiller dans votre atelier, avec des modèles qui vont vouloir poser pour vous. Avec aussi des marchands passionnés qui vont avoir un déclic, et dire à un jeune peintre « Je vais mettre ta toile à côté de ce Camoin, ou à côté de ce dessin de Cocteau au salon d’Antibes ! ».

Parfois, ce sera aussi un jeune commissaire priseur qui aura l’audace de présenter la toile d’un inconnu aux enchères… C’est aussi la rencontre avec d’autres artistes un peu mégalos comme vous, mais dont il ressort toujours quelque chose. Mais je dirais que dans ce métier, les plus belles rencontres sont celles à venir !

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