La Minute Arty • Irving Penn


A l’occasion de la rétrospective Irving Penn au Grand Palais, la Minute Arty se penche sur l’œuvre du célèbre photographe américain. Né il y a cent ans, Irving Penn s’est imposé au XXe siècle comme un maître de la photographie de mode, mais aussi du portrait. Des monuments tels que Pablo Picasso, Jean Cocteau, Miles Davis ou encore Audrey Hepburn sont ainsi passés devant son objectif… Découvrez l’essentiel d’Irving Penn, témoin talentueux et unique du siècle passé.

 

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Irving Penn, In A Cracked Mirror (Self-Portrait), New York, 1986, printed October 1990, © The Irving Penn Foundation

Irving Penn est…

 

… un photographe de mode

Après avoir voulu un temps explorer une carrière de peintre, Irving Penn se tourne finalement vers le monde de la photographie. C’est grâce au magazine de mode américain Vogue qu’il débute à partir de 1943. Vogue devient ainsi son principal employeur, et il réalise pour eux plus de 160 couvertures en cinquante ans de carrière, un record. Irving Penn travaille principalement la photo de mode en noir et blanc, ses couleurs de prédilection.

Il exerce en studio : ses photographies de mannequins sont alors très épurées, basées sur un contraste fort entre lumière et obscurité. Il met ainsi en avant chaque partie du costume, transformant n’importe quel vêtement ou bijou en œuvre d’art. Selon les dires de son assistante, il  semblait « sculpter » son modèle. Il aura notamment pour égérie la célèbre mannequin suédoise Lisa Fonssagrives, avec qui il se marie en 1950.

… le portraitiste des artistes

A partir de 1951, Irving Penn gagne en popularité et débute alors une série de portraits de personnalités célèbres pour le compte de Vogue : cette galerie de portraits est de nos jours toujours incomparable. Les plus grands artistes des années 50 et 60 défilent alors devant son objectif, américains et européens : peintres, écrivains, musiciens, comédiens… De grands noms tels que Salvador Dali, Edith Piaf, Alfred Hitchcock, Colette, mais aussi au fil des années, David Bowie, Robin Williams ou encore Robert De Niro sont ainsi immortalisés, toujours en noir et blanc.

Tous les portraits sont réalisés en studio, dans un espace neutre qui ne peut pas distraire le modèle. Irving Penn tente ainsi de saisir le visage du modèle dans un parfait moment de calme, quand la façade et le masque du quotidien tombent enfin… Irving Penn a ainsi fixé sur pellicule les plus grandes personnalités du XXe siècle, extrayant à chaque cliché l’essence même du personnage.

… un adepte du studio très méticuleux

Ainsi, le studio constitue un outil indispensable au travail d’Irving Penn, si ce n’est même une constituante à part entière des clichés. Il réalise très peu de photographies en extérieur, tous les portraits et clichés de mode étant mis en scène dans son studio. Le fait de travailler en intérieur lui permet de se débarrasser de tout ce qui n’est pas indispensable à la composition de sa photo. Entre 1964 et 1971, Irving Penn voyage à travers le monde : il n’abandonne pas pour autant le studio et monte à cette occasion une tente qu’il aménage pour ses photos, la transportant de pays en pays.

L’utilisation d’un studio permet en outre à Irving Penn de sortir son modèle de son contexte social habituel. Jusqu’à la fin de sa vie, en 2009, il utilise comme décor de studio le même rideau de théâtre qu’il a trouvé lors des ses premières visites à Paris en 1950. Penn est un homme et un photographe très méticuleux, apportant une attention extrême aux détails, prenant son temps pour arranger les choses exactement comme il le souhaite. Ainsi, seul le studio lui permet une telle exigence. Il était tellement perfectionniste qu’il pouvait travailler un même négatif durant des années…

Un jour il a dit

« Une bonne photographie est celle qui communique un fait, touche le cœur du spectateur et le transforme. En un mot, c’est une photographie efficace. »

Le saviez-vous ?

En plus d’être un fantastique photographe de mode et de portraits, clichés qui ont fait sa renommée, Irving Penn est aussi un maitre de la nature morte, un genre plus rare dans le monde de la photo. Ainsi, sa première couverture de Vogue était non pas un portrait, mais une nature morte d’accessoires de mode, publiée pour le numéro d’octobre 1943.

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Irving Penn, couverture du numéro de Vogue d’Octobre 1943

 Ses plus grandes œuvres

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Black and White Vogue Cover (Jean Patchett), New York, 1950, © Condé Nast, © The Irving Penn Foundation

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Pablo Picasso à La Californie, Cannes, 1957, Promised Gift of The Irving Penn Foundation to The Metropolitan Museum of Art, New York, © The Irving Penn Foundation

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Irving Penn, Jeune fille avec du tabac sur la langue, 1951, © Condé Nast, © The Irving Penn Foundation

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Irving Penn, Audrey Hepburn, Vogue, Novembre 1951, © Condé Nast

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Irving Penn, Nature morte avec pastèque, 1947, New-York, © Condé Nast, © The Irving Penn Foundation

En écho sur KAZoART • Onur Deda

Sur KAZoART, le photographe de mode Onur Deda et ses portraits de femmes semblent faire écho au noir et blanc et à la sophistication des clichés d’Irving Penn…

onur deda

Onur Deda, Black Widow, 120×80 cm, 1500€

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