La Minute Arty • Johannes Vermeer


Qu’aurait été le Siècle d’or néerlandais sans son peintre emblématique Vermeer ? Si la reconnaissance n’a pas été au rendez-vous de son vivant et même longtemps après sa mort, on le reconnait aujourd’hui comme l’un des peintres les plus attractifs au monde. Ses toiles se vendent à des prix astronomiques car en plus d’être de vrais chefs-d’œuvres, elles sont en nombre très limité. Mais des mystères pèsent sur Vermeer à bien des égards, alors qui était-il vraiment ? Toutes les réponses dans cette Minute Arty dédiée au grand maître !

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Johannes Vermeer, L’Art de la peinture (vers 1666, huile sur toile)

Vermeer est…

…un peintre plein de mystère

Une chose est sûre, Vermeer a semé le trouble dans bien des esprits. Son nom déjà, pose question. Son père s’appelait Reynier Janzsoon. Dans la tradition hollandaise, l’enfant reçoit, en guise de nom de famille, le prénom du père et non son patronyme. En toute logique, Johannes Vermeer aurait donc dû s’appeler Johannes Reynierzoon (« zoon » signifiant « fils » en hollandais) ! Mais on raconte que son père avait un surnom : Ver Meer qui signifie « homme de la mer » et que c’est celui que le peintre a privilégié…

Au-delà de son nom, ce sont ses dates de naissance et de décès qui demeurent un mystère ! Et pour cause, les archives ne relèvent que la date exacte de son baptême (31 octobre 1632) et celle de son inhumation (15 décembre 1675). Les historiens de l’art savent finalement peu de choses sur Vermeer et sur la vie qu’il a menée. Le peintre est resté discret toute sa vie, n’ayant pas bénéficié d’une reconnaissance de son vivant. On suppose même qu’il s’est formé tout seul à la peinture. Il faudra attendre deux siècles après sa mort pour que son nom ressorte dans une critique d’art. Si son succès est indéniable aujourd’hui, le « Sphinx de Delft » est resté longtemps négligé.

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Johannes Vermeer, Vue de Delft (vers 1659-60, huile sur toile)

…un grand technicien de la lumière

Les toiles de Vermeer ont quelque chose en commun : un travail extrêmement pointu sur la lumière et l’éclairage. Qu’il s’agisse de paysages ou de scènes intérieures, ses peintures sont particulièrement profondes et semblent briller à la surface. Cet aspect si propre à Vermeer apporte une forme d’enchantement à des scènes de vie plutôt banales et ordinaires. Certains historiens pensent même que le peintre a eu recours à la technique de la « camera obscura » pour son étude des jeux de lumière, des perspectives et ses scènes en intérieur.

…un artiste qui ne se précipite pas

On estime seulement à une quarantaine le nombre d’œuvres qui seraient attribuées à Vermeer. Peintre résolument méthodique, Vermeer aurait pris tout son temps pour achever chacune de ses toiles, ce qui explique aujourd’hui cette production limitée. Il a d’autant plus rendu difficile la tâche aux historiens de l’art d’authentifier ses œuvres qu’il ne les signait et ne les datait pas toutes ! Seules trois toiles sont datées : Le Procureur (1656), Le Géographe (1668-1669) et L’Astronome (1668). Le manque d’informations au sujet de l’artiste a inspiré nombre de faussaires et d’escrocs, qui n’ont pas hésité à surfer sur le succès du peintre hollandais. C’est aussi pour cette raison qu’attribuer une œuvre à Vermeer est une mission très complexe, compte tenu du peu d’informations à son sujet.

On a dit de lui

Vermeer de Delft résume la Hollande. Il a, des Hollandais, toutes les qualités moyennes,
ramassées en un seul faisceau et élevées à la puissance suprême d’un seul coup.
Cet homme, qui est le plus grand maître de la matière peinte (…) a accepté la vie totalement.
Il la constate. Il n’a rien interposé entre lui et elle,
il se borne à lui restituer le maximum d’éclat, d’intensité,
de concentration qu’y découvre une étude ardente et attentive.

Elie Faure

Le saviez-vous ?

Aucune esquisse ni aucun croquis n’existe de Vermeer ! En règle générale, les historiens de l’art se plongent dans les archives pour retrouver des dessins préparatoires afin de comprendre le travail d’un artiste. Là encore, le mystère plane. L’absence de brouillons rend alors encore plus difficile l’éclairage sur la façon de procéder du Sphinx de Delft.

Ses plus grandes œuvres

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Johannes Vermeer, La jeune fille à la perle (vers 1665, huile sur toile)

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Johannes Vermeer, La laitière (vers 1658, huile sur toile)

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Johannes Vermeer, Le Géographe (vers 1668-1669, huile sur toile)

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Johannes Vermeer, La Dentellière (huile sur toile, 1669-1671)

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Johannes Vermeer, La leçon de musique (huile sur toile, vers 1662-1665)

En écho sur KAZoART • Jean-François Laurent

La Jeune fille à la perle n’a pas inspiré que le cinéma ! Les peintres se sont aussi donné à cœur joie de se l’approprier, à l’instar de l’artiste Jean-François Laurent qui propose une revisite de ce classique de la peinture hollandaise auquel il rend hommage.

Regard - la perle (the black pearl earring)

Jean-François Laurent, Regard – la perle (the black pearl earring) / Peinture à l’huile

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