Le cubisme en lien avec les artistes KAZoART


Le cubisme est la révolution picturale la plus importante du XXème siècle, dont Picasso et Georges Braque en sont les pionniers. Ce mouvement, qui arrive avec force et brutalité dans le monde de la peinture, remet en question tout l’art produit depuis la Renaissance, ainsi que la place de l’artiste et celle du spectateur. KAZoART vous présente l’essentiel de ce mouvement incontournable, père de l’ « orphisme », du « futurisme » et du « suprématisme ».

Le cubisme cézannien

Influencés par l’arrivée des estampes japonaises en Europe dès 1860-1870, les artistes connaisseurs des travaux de Paul Cézanne vont être amenés à reconsidérer et à repenser l’espace. Ils seront marqués par l’absence de perspective de ces estampes où le point de fuite est inexistant, ainsi que par les aplats de couleurs géométriques qui forment les paysages de Paul Cézanne. Les arts ibériques, africains et océaniens, qui n’obéissent à aucune règle académique, auront un impact non négligeable sur la production artistique des cubistes.

Cette première période d’étude et d’approche des tableaux de Paul Cézanne par Pablo Picasso et Georges Braque, s’étendant de 1907 à 1909, est nommée chez les historiens d’art  « cubisme cézannien » ou « période précubiste ».Les deux artistes seront frappés par les paysages ruraux et les natures mortes de Cézanne qui, progressivement, abandonne la représentation réaliste et détaillée du sujet traité au profit de son volume. En résulteront des compositions aux formes géométriques colorées. Il ne s’agit plus de peindre ce que l’œil voit, mais selon l’application d’une pensée : représenter le sujet dans son intégralité.

Du côté de chez KAZoART

Bernadette Goerger, Sans titre 8, huile sur toile, 40 x 40, Cubisme

Bernadette Goerger, Sans titre 8, huile sur toile, 40 x 40, Cubisme

Bernadette Goerger, Sans titre 10, huile sur toile, 38 x 46, Cubisme

Bernadette Goerger, Sans titre 10, huile sur toile, 38 x 46, Cubisme

Les huiles et acryliques de Bernadette Goerger se rapprochent dans la forme de la période précubiste : les parties des bateaux et les multiples reflets du port miroitant dans l’eau sont matérialisés par des prismes de formes géométriques colorées.

VOIR L’ENSEMBLE DES ŒUVRES DE BERNADETTE GOERGER

 

Le cubisme analytique

La seconde période est le « cubisme analytique », qui débute en 1909 pour se terminer en 1912. Le sujet et son volume occupent désormais dans l’œuvre la place principale, au détriment de la couleur. Les productions artistiques, principalement des natures mortes, deviennent monochromes en privilégiant des tons froids (bruns, gris et ocre).

Le souci principal des artistes de cette période résidait dans la complexité de représenter un sujet dans sa globalité, c’est-à-dire en trois dimensions, sur un support bi-dimensionnel. Pour ce faire, ils déstructuraient mentalement le sujet, faisaient éclater son volume et venaient représenter ce résultat comme tel sur la toile. On assistait à des compositions dépourvues de perspectives (l’arrière plan avait autant d’importance que l’objet dessiné), où le volume du sujet représenté à de multiples points de vue avait tellement éclaté qu’il s’avérait parfois difficile de le reconnaître.

Pour remédier à cette  reconstitution mentale ardue que devait opérer le spectateur devant l’une de ces compositions, les artistes procédaient à des rébus visuels, en y insérant des mots ou des indices graphiques (ex : une ouïe était dessinée sur la toile pour signifier la présence d’un violon).

 

Du côté de chez KAZoART

Marie-Astrid Grivet, Minéral, encre sur papier, 61x64, Cubisme

Marie-Astrid Grivet, Minéral, encre sur papier, 61×64, Cubisme

Marie-Astrid Grivet, L'envolée, huile sur toile, 100 x 65, Cubisme

Marie-Astrid Grivet, L’envolée, huile sur toile, 100 x 65, Cubisme

 

Les natures mortes aux tons gris et ocre de Marie-Astrid Grivet rappellent incontestablement le cubisme analytique où les formes géométriques prennent totalement contrôle de la composition et viennent la rythmer.

VOIR L’ENSEMBLE DES ŒUVRES DE MARIE-ASTRID GRIVET

 

Le cubisme synthétique

Le « cubisme synthétique », de 1912 à 1914, est une période qui se caractérise par les premiers collages cubistes, où les couleurs reprennent peu à peu leur place. La période analytique étant passée, cette nouvelle phase procède à la synthèse des observations menées jusqu’à présent. En effet, l’artiste, ayant déconstruit en multiples facettes l’objet pour le comprendre dans sa globalité volumétrique, doit maintenant procéder à sa recomposition sur la toile afin de prendre en compte sa réalité physique.

Pour ce faire, les cubistes ont l’idée d’insérer dans leurs collages des morceaux d’objets qui y sont peints. Ainsi, ils collent un morceau de canevas pour signifier la chaise représentée, insèrent du papier journal pour matérialiser le journal fragmenté sur la toile etc. En procédant ainsi, le quotidien et le réel viennent directement et concrètement s’initier dans l’espace de la toile, ajoutant de ce fait une autre dimension à la composition. Notons également que c’est à cette même période que les compositions sont beaucoup plus lisibles : on reconnaîtra plus aisément une table ou un verre par ses formes « habituelles », qui demeurent néanmoins entrecoupées de droites et de formes géométriques. Jouer sur la perception du spectateur devient un réel plaisir pour les artistes, qui feignent la réalité en réalisant des trompe-l’œil saisissants (imitation de bois par exemple).

Enfin, une dernière dimension va faire son entrée dans les productions cubistes : le temps. Les artistes représentent un sujet non seulement sous des points de vue différents, mais également à des moments différents. La toile devient un lieu où désormais le volume, l’aspect psychologique, la réalité et le temps cohabitent. Les cubistes auront finalement réussi à comprendre le sujet dans son intégralité.

Du côté de chez KAZoART

Pascal Marlin, femme et oiseaux, technique mixte sur toile, 195 x 130, tirage limité (20 ex.), Cubisme

Pascal Marlin, femme et oiseaux, technique mixte sur toile, 195 x 130, tirage limité (20 ex.), Cubisme

Pascal Marlin, Ballerine, technique mixte sur toile, 130 x 97, tirage limité (20 ex.), Cubisme

Pascal Marlin, Ballerine, technique mixte sur toile, 130 x 97, tirage limité (20 ex.), Cubisme

Les collages de Pascal Marlin, procédant à la déconstruction du sujet, viennent à rappeler les collages des cubistes des périodes analytique et synthétique, où le sujet n’est pas représenté tel qu’il apparaît mais tel qu’il est : un être complexe aux multiples facettes.

VOIR L’ENSEMBLE DES ŒUVRES DE PASCAL MARLIN

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