Le néon dans l’art


Le néon est plus branché que jamais ! Inventé en 1910 par le chimiste Georges Claude, le néon est un tube contenant du gaz qui se colore au contact de l’électricité. Depuis, il s’est largement répandu dans nos maisons, mais aussi sur les murs des musées et galeries. Focus sur la place du tube néon coloré dans l’art, de ses débuts à aujourd’hui !

 

François Morellet, L’Avalanche, 1996 36 tubes de néon bleus, fils haute tension blancs Réinstallations, Centre Pompidou, 2011

François Morellet, L’Avalanche, 1996
36 tubes de néon bleus, fils haute tension blancs
Réinstallations, Centre Pompidou, 2011

L’origine du néon…

Les lampes au néon sont inventées en 1910 par l’industriel français Georges Claude. Cette lampe électrique émet une lumière colorée grâce au gaz rare qu’elle contient. Ainsi, la lampe tire son nom du gaz « néon » utilisé : ce dernier rend la lumière de couleur rouge en contact avec l’électricité. Très vite, ces lampes colorées sont utilisées pour les réclames mais aussi les enseignes. Le premier néon publicitaire géant est ainsi installé en 1912 sur les Champs Elysées.

Par abus de langage, on appelle « néon » de manière générique toutes les lampes de ce type, alors que pour obtenir d’autres couleurs, il faut utiliser des gaz différents : l’argon donne du bleu, l’hélium du jaune…

Le néon dans l’art du XXe siècle

Au début du XXe siècle, le photographe Léon Gimpel met en avant l’utilisation du néon qui prolifère dans les rues parisiennes, notamment sur les devantures de cabarets. Puis, l’italien lucio Fontana est lui un des premiers artistes à utiliser le néon dans ses œuvres, au milieu du XXe siècle. En 1951, pour la IXe Triennale de Milan, il réalise « Luce spaziale », une structure monumentale en néon blanc, qui propose une réflexion sur l’espace, typique du travail de Fontana.

Lucio Fontana, 1951, Luce spaziale, Triennale de Milan

Lucio Fontana, 1951, Luce spaziale, Triennale de Milan

Les années 70 voient ensuite naitre un engouement de certains artistes pour ce tube en verre lumineux, qu’il est facile de souffler à la forme désirée. L’artiste Pop Art Martial Raysse introduit notamment le néon dans son œuvre à partir de 1962 pour souligner certains éléments dans ses portraits colorés. D’autres artistes tels que Joseph Kosuth ou Mario Merz en font leur mode d’expression privilégié.

Martial Raysse, Peinture à haute tension, 1965 huile et néon, construction-collage, 162,5 x 97,5 cm

Martial Raysse, Peinture à haute tension, 1965
huile et néon, construction-collage, 162,5 x 97,5 cm

Joseph Kosuth, Neon, 1965

Joseph Kosuth, Neon, 1965

L’artiste François Morellet est lui une des références dans le monde du néon artistique. Actif des années 70 jusqu’à la fin de la décennie 2000, il travaille le néon dans une dimension abstraite, créant des installations fixes ou interactives. Il s’illustre notamment comme créateur de l’art cinétique dans le cadre du GRAV, et pionnier de l’art minimaliste. En 2011, il est invité au Centre Pompidou pour une exposition – intitulée « Réinstallations » – aux néons clignotants, qui revisite l’espace…

Le néon dans l’art contemporain

A partir des années 2000, le néon se tourne vers le langage. Les artistes l’utilisent beaucoup pour faire passer des messages en toutes lettres, tels que Jean-Michel Alberola et son œuvre emblématique intitulée « Rien », prenant la forme d’un crâne.

 Jean-Michel Alberola, Rien, 2011

Jean-Michel Alberola, Rien, 2011

Le plasticien Claude Lévèque s’illustre aussi avec des phrases en néon coloré, semblant tracées à la main, à l’image de sa création ancrée dans l’actualité, « Regarde les rire ». Cette œuvre aux couleurs du drapeau français, est imaginée en 2015, année tristement marquée par les attentats en France.

Regarde les rire, 2015 Néon bleu, blanc, rouge - Ecriture Romaric Etienne - Photo Julie Joubert• Crédits : © ADAGP Claude Lévêque. Courtesy the artist and kamel Mennour, Paris.

Regarde les rire, 2015 Néon bleu, blanc, rouge – Ecriture Romaric Etienne – Photo Julie Joubert• Crédits : © ADAGP Claude Lévêque. Courtesy the artist and kamel Mennour, Paris.

D’autres artistes plasticiens très connus, tels que Jeff Koons et Daniel Buren font aussi vivre le néon. En 2007, Buren créé notamment l’œuvre « Les anneaux », de larges cercles colorés installés sur les quais de Nantes et devenus emblématiques de la ville… Le néon marque ainsi durablement sa place dans l’espace public et l’art actuel.

Daniel Buren, Les anneaux, 2007, Nantes

Daniel Buren, Les anneaux, 2007, Nantes

En écho sur KAZoART ⋅ Nicolas Mithois

Sur KAZoART, le photographe Nicolas Mithois capture les reflets nocturnes des néons citadins sur le Canal de l’Ourcq…

Nicolas Mithois, Néon du canal, 300 €

Nicolas Mithois, Néon du canal, 300 €

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