Les 5 faussaires les plus connus de l’Histoire de l’Art 5


L’Art aussi se falsifie… Et certains ont excellé dans l’Art de copier les grand Maîtres ! Leurs noms ne vous diront peut-être rien, et pourtant ils ont donné du fil à retordre aux plus grands experts – ainsi qu’à la justice… Au jeu des 7 erreurs, comment être sûr de reconnaitre un original d’une copie quand les faussaires sont eux-mêmes des artistes accomplis ? KAZoART vous présente 5 faussaires passés Maîtres…

#1 Guy Ribes

Aujourd’hui âgé de 68 ans, Guy Ribes est un des plus grands faussaires français, Il est formé au dessin à 16 ans dans un atelier de soierie. Il part ensuite pour Athènes où il rencontre la Jet set locale… C’est à partir de ce moment-là, en 1975, qu’il commence à copier des chefs d’œuvre.

Dix ans plus tard, il rencontre un marchand de tableaux à Paris et réalise alors des faux, sur commande : des Matisse, des Renoir, des Modigliani, des Chagall ou même des Picasso… Guy Ribes ne faisait alors pas de copies de tableaux existants, mais des toiles « à la manière » de peintres cotés. Il n’utilisait que du matériel et des pigments d’époque, et s’immergeait parfois une année entière dans l’œuvre d’un peintre pour pouvoir ensuite peindre comme lui. En 2005, il est finalement arrêté par la police et cesse alors son activité de faussaire… pour peindre finalement en son nom.

#2 Han van Meegeren

Han van Meegeren (1889-1947) fut peintre et faussaire, spécialiste de Vermeer. Il débute une carrière de peintre ; il est fasciné par l’âge d’or hollandais, mais les critiques jugent sa peinture lassante et déjà vue. Par esprit de vengeance, il décide alors de s’entrainer à copier les maitres, et devient ainsi faussaire. Il imite alors parfaitement des peintures de Pieter de Hooch, Jérôme Bosh et surtout Johannes Vermeer, encore assez peu connu à l’époque. Les plus grands experts tombent dans le piège et ses œuvres se retrouvent dans des musées !

Les choses se compliquent pour lui quand, pendant la Seconde Guerre Mondiale, il vend des pastiches aux nazis (qui eux, ignorent la tromperie). Après la fin du conflit, il est ainsi arrêté pour avoir vendu les trésors culturels de son pays à l’ennemi. Il préfère alors avouer qu’il s’agit de pastiches et pour le prouver, copie un tableau de Vermeer dans sa cellule, devant témoins…

Tableaux à la manière de Vermeer

#3 David Stein

David Stein (né en 1935) est un des nombreux pseudonyme de ce faussaire criminel qui passa sa vie à tenter d’échapper à ses créanciers ainsi qu’à la justice. Stein copie des artistes qui sont ses contemporains, comme Picasso, Matisse, Klee ou encore Chagall. C’est d’ailleurs ce dernier qui met à jour l’escroquerie en 1966 ; en visite à New York, il repère des œuvres signées de son nom… qu’il n’a jamais peintes. Stein fera quatre ans de prison. Il a aussi revendiqué un spectaculaire « faux » : des Superman signés Andy Warhol, qui furent exposés au MoMA…

faussaires kazoart

David Stein tenant une copie de Modigliani

#4 Yves Chaudron

Yves Chaudron est un personnage dont on connait peu de choses, mais qui est associé à un vol très connu : celui de la Joconde de Léonard de Vinci en 1911. (pour lequel Apollinaire a été accusé !). Chaudron aurait été engagé par Eduardo de Valfierno, un escroc argentin qui voulut profiter de la situation, pour produire des copies de Mona Lisa. Ils écoulèrent ensuite ces copies sur le marché américain, sans être inquiétés et réalisant ainsi des marges considérables, chaque acheteur pensant acquérir l’original. La vraie Joconde, elle, est finalement retrouvée en 1914 et remise à sa place, au Louvre. Le voleur, un employé du musée, avait gardé la toile dans sa chambre, dans une valise cachée sous son lit, à Paris même…

Au salon carré du Louvre : la Joconde, Louis Beroud, 1911, © Agence photo RMN

#5 Wolgang Beltracchi

Véritables « Bonnie and Clyde », Wolgang Beltracchi et sa femme Hélène ont produit et vendu plus de 300 faux tableaux, pour plusieurs millions de dollars. Grand imitateur de Fernand Léger et de Georges Braque, Beltracchi a réussi à berner de nombreux galeristes et musées – le Metropolitan Museum de New York en tête. Le couple écoulait les faux grâce à une histoire inventée : Hélène Beltracchi racontait avoir hérité de son grand-père une large collection de tableaux inconnus des experts car restés cachés. Elle inventa ensuite toute une série de preuves, étiquettes, certificats d’authenticité, fausses photographies d’époque… pour étayer ses propos.
Le couple est finalement démasqué en 2010 – quelques pigments trop récents ont trahi Wolfgang. Ce dernier sera condamné à six ans de prison.

Le couple Beltracchi dans son atelier

 

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