Les 5 plus grands vols d’Œuvres d’art


Les chefs-d’œuvres de l’art ont toujours attiré les regards et notamment les faussaires comme les voleurs. Certains braqueurs sont parvenus à dérober des toiles inestimables dont certaines demeurent encore introuvables aujourd’hui. Les enquêtes durent parfois des années voire des décennies pour remettre la main sur des joyaux de l’Histoire de l’Art. KAZoART revient sur les 5 plus grands vols d’Œuvres d’art !

musee

1# La Joconde – Léonard de Vinci

Nous sommes en 1911 quand l’artiste Louis Béroud s’écrie « On a volé la Joconde ! » au Musée du Louvre. Stupéfaction dans l’assemblée. Et pour cause, la Mona Lisa de Léonard de Vinci a toujours attiré l’œil et les détracteurs. Une enquête de grande ampleur est lancée pour retrouver le coupable d’une telle infraction. Alphonse Bertillon, criminologue expert, parvient à découvrir une empreinte de pouce sur la vitre qui protégeait la toile. Le personnel du musée est alors interrogé et le directeur va même jusqu’à démissionner ! Les soupçons se tournent progressivement vers Guillaume Apollinaire qui déclarait plutôt vouloir brûler le Louvre. On accuse même Picasso ! Relaxés peu de temps après, la chasse à l’homme se poursuit et la Société des Amis du Louvre propose une récompense de 25 000 francs à celui qui parviendra à retrouver La Joconde. Mais personne ne se manifeste. Mais où est donc passée Mona Lisa ?

joconde

La Joconde exposée au Louvre / Domaine public

Il faudra attendre deux ans avant que l’enquête prenne un nouveau tournant. Un antiquaire italien prévient la police qu’un homme s’est présenté pour lui revendre le tableau tant convoité. Le voleur est enfin démasqué : Vincenzo Perrugia. Il s’agit d’un ancien vitrier qui avait justement œuvré pour Le Louvre. Il connaissait donc toutes les ficelles de la mise sous verre des toiles. Pendant plusieurs mois, La Joconde se trouvait dans son appartement parisien, entreposée dans le double-fond d’une valise sous son lit. 18 mois de prison sont requis contre le voleur de la Mona Lisa qui retourne au Louvre en 1914. Depuis plus d’un siècle, le chef-d’œuvre de De Vinci bénéficie d’une sécurité particulièrement importante.

2# Le cri et La Madone – Edvard Munch

Effroi au Musée Munch d’Oslo le 22 août 2004. Deux toiles d’Edvard Munch, Le Cri et La Madone ont été dérobées en pleine journée sous les yeux ahuris des visiteurs. Deux individus armés et encagoulés ont fait irruption dans le musée en vue de s’emparer de deux des plus grands chefs-d’œuvres de l’artiste norvégien. Un troisième complice les attendait à la sortie du musée !

La ville d’Oslo avait d’ailleurs proposé une récompense de 250 000 euros à ceux qui parviendraient à ramener les deux toiles. C’est en 2006 que la police retrouve les tableaux en « assez bon état » sans que l’on en sache plus sur les circonstances de leur détention. Les hommes soupçonnés du vol sont condamnés à 8 ans de prison et 95 millions d’euros d’amende. Seule certitude, aucune rançon n’a été payée et aucune nouvelle arrestation n’a été rapportée depuis.

3# Le concert – Johannes Vermeer

Vermeer_le-concert-1664

Vermeer, Le concert (1664) / Johannes Vermeer [Public domain]

Nuit de mars 1990, deux hommes habillés en policiers se rendent au musée Isabella Stewart Gardner de Boston pour y dérober une dizaine de toiles de maîtres. C’est après avoir enfermé les gardiens du musée que les braqueurs s’emparent des œuvres de Vermeer, Rembrandt ou encore Degas. Aux Etats-Unis, ce vol est considéré comme le plus grand hold up d’art jamais résolu au monde ! En 2017, le musée offrait 10 millions de dollars pour obtenir tout indice afin de faire avancer cette enquête qui n’en finit plus. Ces toiles dérobées il y a presque 30 ans n’ont pour l’heure toujours pas été retrouvées. On estime le butin à un demi-milliard de dollars

Différentes théories circulent concernant l’identité des voleurs présumés. En 2013, le FBI déclare connaître leur identité sans pour autant en dire plus. Par la suite, on apprend qu’ils seraient en fait décédés. Les tableaux auraient vraisemblablement transité à Philadelphie et dans le Connecticut. C’est ici même qu’un homme de 81 ans intéresse les autorités, possiblement le dernier à savoir où étaient cachées les œuvres. Le FBI laisse finalement tomber cette piste. Aujourd’hui, le musée consacre encore des emplacements vides dédiés à ces œuvres volées.

4# Fleurs de pavot – Vincent Van Gogh

van-gogh-fleurs-de-pavot-1886

Van Gogh, Fleurs de pavot (1886) / Vincent van Gogh [Public domain]

Août 2010, Musée du Caire. Le tableau Fleurs de pavot (1886) de Van Gogh est volé. D’une valeur estimée à 50 millions de dollars, la toile avait déjà été dérobée en 1977 et retrouvée dix ans plus tard au Koweït. Le tribunal égyptien avait à l’époque accusé 11 employés du ministère de la Culture de négligence à leurs obligations professionnelles. Tous avaient été libérés sous caution d’environ 1750 dollars.

Seulement quelques heures après le vol, les autorités égyptiennes ont cru mettre la main sur les voleurs : deux suspects italiens qui tentaient de prendre un avion pour rejoindre l’Italie avec le fameux tableau. Ces deux touristes s’étaient glissés dans un groupe d’Espagnols et de Russes pour une visite au musée. D’après l’homme soupçonné, les caméras du musée dysfonctionnaient et le système d’alarme n’était pas opérationnel. Le ministre égyptien de la Culture avait pourtant annoncé la récupération de l’œuvre avant de revenir sur ses déclarations. Fausse alerte ! Aujourd’hui, la nature morte de Van Gogh est toujours introuvable.

5# Le jeune garçon au gilet rouge – Paul Cézanne

cezanne-le-jeune-garcon-au-gilet-rouge-1889-1890

Paul Cézanne, Le Jeune garçon au gilet rouge (1888-1890) / Par Paul Cézanne — Foundation E.G. Bührle, Domaine public

Zurich en 2008. Un tableau signé Paul Cézanne est volé à Fondation et Collection Emil G. Bührle en Suisse au même titre que d’autres toiles d’Edgar Degas, Claude Monet et Vincent Van Gogh. Ce vol est considéré comme l’un des plus importants commis en Europe. Et pour cause, Le Jeune garçon au gilet rouge (1888-1889) est estimé à 100 millions d’euros !

Tout est bien qui finit bien puisqu’en 2012, la police serbe parvient à retrouver l’œuvre à Belgrade. C’est au cours d’une opération contre le crime organisé que quatre suspects sont arrêtés. Des munitions, des armes et un butin de 15 millions d’euros ont également été découverts. C’est dans le toit d’une voiture que la toile de Cézanne est retrouvée. Les autorités ont pu remonter la piste grâce à un acheteur (l’un des suspects) qui était prêt à vendre la toile à 3,5 millions d’euros. Ils ont reçu 2,8 millions d’euros avant d’être finalement arrêtés.

Inscrivez-vous à la newsletter KAZoART

Vous souhaitez recevoir régulièrement les nouveaux articles et les actus de KAZoART ? Inscrivez-vous à notre newsletter !

15€ offerts pour toute nouvelle inscription.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>