Les talents de demain sont au salon de Montrouge


La 60 ème édition du Salon d’Art contemporain de Montrouge bat son plein depuis le 5 mai. Créé en 1955 par l’artiste Marcel Derulle, ce salon continue depuis soixante ans maintenant de propulser des jeunes artistes sur le devant de la scène, en leur proposant un lieu d’exposition où les visiteurs et collectionneurs affluent en nombre croissant chaque année. Un tremplin de taille pour ces artistes qui seront sollicités par de nombreuses galeries, sans parler des élus qui seront exposés au Palais de Tokyo cet automne ! Bref, un salon de qualité, un salon qui a l’œil !  Picasso, Fernand Léger, Bonnard, et Dali seraient d’ailleurs même passés par là … C’est dire le niveau !

Arthur LAMBERT, Tenebrae, 2013, Encre de Chine et gouache sur papier japon sérigraphié, 21 x 30 cm © Salon de Montrouge

Arthur LAMBERT, Tenebrae, 2013, Encre de Chine et gouache sur papier japon sérigraphié, 21 x 30 cm © Salon de Montrouge

 

La sélection d’artistes, organisée par le Collège critique renouvelé annuellement (artistes, commissaires d’exposition, collectionneurs, critiques d’art etc.), se fait avec rigueur parmi les quelques milliers de candidatures reçues chaque année (3 000 en 2015).  Pour ses 60 printemps, 60 heureux élus sont exposés sous le commissariat de Stéphane Corréard (journaliste, critique et  écrivain) qui, avec son équipe, propose un accompagnement personnalisé pour chacun d’entre eux. Parmi ceux retenus citons : François Malingret, Clara Citron,  Marion Bataillard et William Boel, ces deux derniers étant  tous deux lauréats ex-æquo du grand prix du Salon 2015, présidé par le cinéaste Olivier Assayas.

 

Mathieu ROQUIGNY, Abracadabra, 2013, Glaçons, encre, épingles, 10 x 110 x 3 cm© Salon de Montrouge

Mathieu ROQUIGNY, Abracadabra, 2013, Glaçons, encre, épingles, 10 x 110 x 3 cm© Salon de Montrouge

 

Mais attention, ce n’est pas parce que le salon met en avant les jeunes créateurs que les « anciens » sont laissés pour compte. Bien au contraire ! Le salon innove cette année en proposant des parcours  « hors les murs » : le visiteur pourra retrouver au cœur de la ville des œuvres de Stéphanie Cherpin, Simon Nicaise, Nøne Futbol Club, Stéphane Vigny ou encore celle de Jean-Michel Alberola, invité d’honneur de cette édition.

Courez-y, c’est situé au 2 place Emile Cresp à Montrouge jusqu’au 2 juin 2015 !

Le petit plus : c’est gratuit et ouvert tous les jours de 12h à 19h !

Pour plus d’informations sur le salon de Montrouge


KAZoART vous présente ses trois artistes coups de cœur du 60e Salon de Montrouge

 

JULIE LUZOIR  [Acteur de l’art : les rencontres]

 

LUZOIR, La file d'attente, 2015, Encre noire sur papier listing, Dimensions variables© Salon de Montrouge

LUZOIR, La file d’attente, 2015, Encre noire sur papier listing, Dimensions variables© Salon de Montrouge

Prenant le dessin comme principal médium, les œuvres de Julie Luzoir cherchent le visiteur pour exister. Avec l’œuvre intitulée  la file d’attente, l’artiste a dessiné, sur des dizaines de mètres de papier plié sagement sur un socle, une file de personnes qu’elle a réellement rencontrées. Une œuvre qui n’attend plus qu’à être dépliée pour dévoiler l’ensemble de ses personnages sobrement représentés en noir et blanc. Julie Luzoir cherche avant tout dans son travail à créer des connexions entre l’œuvre et son spectateur. Dialogues et rencontres font partie de sa vision artistique du vivre ensemble.


JULIEN LEVESQUE [Le ready-made DataDada]

 

 Julien LEVESQUE, Street Views Patchwork, 2009, Page web (Google Street View API) Dimensions variables © Salon de Montrouge

Julien LEVESQUE, Street Views Patchwork, 2009, Page web (Google Street View API) Dimensions variables © Salon de Montrouge

 

Julien Levesque pratique le ready-made mais à sa façon ! Avec beaucoup d’humour et de dérision, le mouvement DataDada qu’il a créé, reprend les images et outils de notre génération actuelle pour jouer malicieusement avec eux. Un exemple : la sculpture  Requiem  s’activera à chaque fois que quelqu’un utilisera le mot « requiem » sur twitter. Un autre exemple : ses Street views Patchwork, dans lesquels l’artiste a superposé différentes vues d’un même lieu, prises à différents moment par Google. Cette œuvre est connectée à internet et est susceptible de changer à n’importe quelle actualisation. Ainsi, l’artiste invite le spectateur à méditer sur ses outils et sur l’importance qu’on y accorde.


ZIM AND ZOU [Origami coloré] 

 

Zim-and-Zou-2

 

Derrière Zim et Zou se cachent Lucie Thomas et Thibault Zimmermann ! Deux artistes qui collaborent avec talent en créant des sculptures de papier aux couleurs « pop » et acidulées ! Ces origamis, nés d’un travail minutieux et précis de ces deux artistes, sont des structures éphémères. Si le papier est leur matériau fétiche, ils utilisent aussi bien le bois ou le feutre pour créer leurs installations poétiques et ludiques.

 

 

 

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