Magritte : un artiste hors norme


KAZoART vous accompagne en vous proposant des histoires drôles, légères ou étonnantes afin de vous faire découvrir la vie de ces artistes qui ont marqué l’histoire de l’Art et notre époque, tout en vous amusant. Cette semaine, à l’occasion de l’exposition « Magritte, La trahison des images » au Centre Georges Pompidou à Paris, le célèbre peintre surréaliste est mis à l’honneur.

L’Art’necdote du Jour #28 • René Magritte

Magritte n’était un pas peintre comme les autres. Philosophe, amoureux, cynique ou encore surréaliste, les adjectifs ne manquent pas pour le décrire. Cet artiste de l’absurde  développa rapidement un style et une technique bien à lui et presque inclassable. Sa peinture ne ressemblait à celle de personne d’autre :  en effet, Magritte ne faisait rien comme tout le monde.

Magritte et sa peinture

Né en 1898, le célèbre peintre belge fréquente l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles de 1916 à 1918. Pour gagner sa vie, il sera longtemps dessinateur dans une usine de papier peint, et il réalisera également de nombreuses affiches publicitaires. En 1924, il intègre le mouvement dada, puis, en 1927, rencontre les Surréalistes parisiens menés par André Breton. Surréaliste, il le sera donc pendant un moment seulement, avant de tourner la page en 1936 et de créer des œuvres beaucoup plus réfléchies, moins guidées par la rêverie que celles du groupe surréaliste. Magritte est connu pour son dessin rigoureux et réaliste, les scènes qu’il peint étant alors en décalage par leur nature absurde ou irrationnelle. Sa peinture, défiant la logique, s’interroge également sur sa propre nature, comme dans la Trahison des images, qui, en y regardant bien, n’est pas une pipe, mais seulement sa représentation…

René Magritte, La Trahison des images (Ceci n’est pas une pipe). 1929, Purchased with funds provided by the Mr. and Mrs. William Preston Harrison Collection (78.7).

Un artiste anticonformiste

Une des caractéristiques étonnantes de Magritte est qu‘il refuse d’utiliser un atelier. En Belgique, où il habite avec la femme de sa vie, Georgette, Magritte déroule simplement un tapis au milieu du salon et y dépose son chevalet. On est bien loin de l’image de l’artiste solitaire, travaillant toute la nuit au milieu de ses tubes de peintures ! Magritte préfére lui une vie rangée « bourgeoise », à l’écart de Bruxelles, Paris et leurs vies agitées et mondaines.

Magritte a d’ailleurs une aversion pour le marché de l’art. Il n’aime pas voyager, ni se rendre aux réceptions ; il est un communiste philosophe qui se moque du monde de l’art et de ses codes. Quand il consent à rejoindre brièvement le groupe des Surréalistes à Paris en 1927, il s’installe non pas à Paris même, mais en banlieue, au Perreux-sur-Marne, à l’écart.

Magritte

René Magritte, L’heureux donateur, 1966. Ixelles Musée des Beaux Arts. © Jean-Louis Mazières

 

Un peintre aux choix provocateurs

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, aussi curieux que cela puisse paraitre, Magritte réalise des pastiches d’œuvres de ses amis Miro, Max Ernst… et les vend sur le marché noir ! Juste après, en 1948, Magritte peint toute une série d’œuvres aux couleurs criardes, appelée la « période vache », en référence (et avec ironie) au mouvement fauve auquel elle emprunte les couleurs vives, Magritte est quelqu’un qui a beaucoup d’humour dans sa vie mais aussi dans son travail. Ce style nouveau est destiné à dérouter les marchands parisiens et à scandaliser le bon goût français. Cependant, cette tentative est alors très mal reçue par le public parisien. Celui qui aurait répondu « Ma femme m’a préparé du lapin, il va refroidir… » à une invitation pour une réception, se joue des codes habituels de la peinture et du sérieux du petit monde artistique de l’époque…

magritte

La période « vache » – René Magritte, L’Ellipse, 1948, Royal Museum of Fine Arts of Belgium, Brussels © Charly Herscovici, London 2008 / c/o ADAGP, Paris

En écho sur KAZoART Vincent Motron

Sur KAZoART, le travail de Vincent Motron nous rappelle l’univers de René Magritte.

Montron Magritte

Vincent Motron, Saturne (opus magnus), 2014

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