Aussi connu sous l’acronyme HCB, Henri Cartier-Bresson est l’un des photographes les plus doués de sa génération. Muni de son Leica, un appareil photo révolutionnaire dans les années 1930, il devient rapidement un pionnier de la photographie de rue et couvre les plus grands événements historiques. Marilyn Monroe, Matisse, Gandhi, Coco Chanel ou encore Francis Bacon sont autant de grands noms à être passés devant l’objectif du photographe français.

Henri Cartier-Bresson : 3 choses à savoir

1# Peintre avant d’être photographe

Henri Cartier-Bresson voit le jour en 1908 à Chanteloup-en-brie en Seine-et-Marne. Il grandit dans une famille d’industriels du textile et est l’aîné de cinq frères et sœurs. Avant de devenir un photographe de renommée mondiale, Henri Cartier-Bresson se passionne pour la peinture. Dès l’âge de 15 ans, il souhaite devenir peintre.

Après trois échecs au baccalauréat, ses parents lui permettent d’étudier dans l’atelier d’André Lhote pendant deux ans. Plusieurs fois par semaine, il côtoie d’autres peintres français à l’instar de Jean Cottenet et Jacques-Emile Blanche, un proche de Marcel Proust. Peu à peu, ses connaissances littéraires et artistiques l’introduisent au groupe des Surréalistes.

2# Henri Cartier Bresson : pionnier dans le photojournalisme

Au début des années 1930 et fasciné par l’Art primitif, Henri Cartier-Bresson embarque pour l’Afrique où il explore le Cameroun, le Togo, le Soudan et la Côte d’Ivoire. En revenant en France, il s’arrête dans le sud et achète son premier appareil photo, un Leica, un objectif 50 mm qui révolutionnera la pratique de la photographie. Plus léger et plus proche de l’œil humain.

L’appareil Leica de Henri Cartier-Bresson / Les Hotels Paris Rive Gauche – AlainB [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

Il parcourt aussi l’Espagne, voyage duquel il rapporte des images exclusives de la guerre civile qui fait rage. Il réalise par la suite un premier documentaire : Victoire de la vie, et deux autres films, With the Abraham Lincold Brigade in Spain (1937) et L’Espagne vivra (1938).

Dans un souci d’être toujours au plus proche des réalités, le jeune photographe parcourt le monde de long en large et marque un arrêt aux États-Unis. Lors de son séjour américain, il apprend les rudiments de la réalisation cinématographique. De retour en France, il devient l’assistant-réalisateur de Jean Renoir sur le film La vie est à nous en 1936.

Exposition Henri Cartier-Bresson

1947, Cartier-Bresson fonde Magnum Photos, la première agence internationale de photographes-reporters au monde. Pour cela, il est accompagné de Robert Capa, George Rodger, David Seymour et William Vandivert. Sa notoriété explose et une grande rétrospective lui est dédiée au MoMA de New York.

3# Digne représentant de la Photographie « humaniste »

Au cours de ses périples, Henri Cartier-Bresson prône une photographie portée sur l’humain, son quotidien et sa culture. En Inde, il rencontre Gandhi et a le privilège de capturer ses derniers instants avant son assassinat. Il couvre même les obsèques du « père de la nation indienne » en 1948.

Minute Arty • Henri Cartier Bresson
Henri Cartier-Bresson

Puis direction l’Indonésie où il relaie les premiers moments de l’indépendance du pays. Il est aussi, en 1954, le premier photographe occidental à pouvoir accéder en U.R.S.S..

1974, Cartier-Bresson cesse le photojournalisme pour se consacrer exclusivement aux portraits et paysages. Il passe notamment les dernières années de sa vie à dessiner, jusqu’à s’éteindre en 2004.

Un jour il a dit

Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur.

De qui s’agit-il ? Henri Cartier-Bresson

Le saviez-vous ?

Cartier-Bresson est mobilisé militairement en 1939 et fait prisonnier par les Allemands. Pendant trois ans, il reste en captivité avant de réussir à s’évader. Par la suite, il filme le rapatriement des déportés et des prisonniers de guerre. Surnommé « L’œil libre » par le journaliste Pierre Assouline, il se fait remarquer par sa précision du geste, l’authenticité de ses clichés et la vérité qu’ils dégagent.

Ses plus grandes œuvres

Meeting politique, Parc des expositions, Paris (1952-1953) / ©HCB
©HCB
Le Baiser, Quartier Latin (1969) / ©HCB
Lac Sevan, Arménie (1972) / ©HCB

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