Zao Wou-Ki : un peintre de chinoiseries ? 2


Tout l’été, KAZoART vous accompagne en vous proposant des histoires drôles, légères ou scandaleuses afin de vous faire découvrir la vie de ces artistes qui ont marqué l’histoire de l’art et notre époque tout en vous amusant. Cette semaine, les relations entre artistes sont à nouveau mises à l’honneur à travers cette art’necdote. En effet, les peintres et les écrivains se sont souvent côtoyés et influencés dans leur travail artistique pour notre plus grand plaisir.

L’Art’necdote du Jour #21 • Zao Wou-Ki

Né à Pékin, en 1920, Zao Wou-Ki décide de s’installer à Paris en 1948. Il apprend le français à l’Alliance française et suit les cours d’Othon Friesz à l’académie de la Grande Chaumière ainsi que ceux de l’École des Beaux-Arts. Il retrouve à la galerie Nina Dausset des artistes venus du monde entier : Norman Bluhm, Nicolas de Staël, Pierre Soulages et Hans Hartung.

Zao Wou Ki Les grandes baigneuses 1953 Lithographie originale

Les grandes baigneuses, Zao Wou-Ki, 1953, Lithographie originale © Bogena Galerie

Un artiste très apprécié en Occident

Il devient ami avec Henri Michaux à la fin de l’année 1949 et avec Joan Miró, lors d’une exposition en l’honneur de ce dernier à Madrid. Zao Wou-Ki trouve son inspiration notamment dans les œuvres Paul Klee, lorsqu’il peint des toiles abstraites de grands formats. En 1962, il réalise en outre des lithographies pour La tentation de l’Occident d’André Malraux. Cette reconnaissance n’est pourtant pas acquise dans son pays. Ses œuvres ne sont exposées qu’en 1983 au Musée national de Chine.

Water music, Zao Wou-Ki

Water music, Zao Wou-Ki © Asia Society

Une amitié sans faille avec Henri Michaux

Au début des années 1950, sa relation avec Henri Michaux va être importante aussi bien au niveau personnel qu’artistique. Les deux hommes vont d’ailleurs se côtoyer jusqu’à la mort du poète français, en 1984. Henri Michaux joue en effet un rôle non négligeable dans l’évolution du travail de Zao Wou-Ki.  Il le pousse à redécouvrir le travail à l’encre. Cet artiste chinois avait abandonné cette technique par crainte d’être catalogué « peintre de chinoiseries » et de perdre ses possibilités de créer librement. Cette influence d’Henri Michaux se révèle bénéfique, puisque Zao Wou-Ki parvient à revenir aux fondamentaux de sa culture tout en se libérant du motif. Son travail artistique évolue alors vers l’abstraction lyrique, à partir des années 1960, en exploitant la technique des dégradés, une attention particulière aux signes, ainsi que le primat du geste et du mouvement.

"10.01.68" Zao Wou-Ki

10.01.68, Zao Wou-Ki, 1968 © Ivan Krutoyarov

NB: Une exposition à la Fondation Bodmer, à Genève, a d’ailleurs rendu hommage du 5 décembre 2015 au 10 avril 2016 à cette relation amicale et professionnelle entre Henri Michaux et Zao Wou-Ki.

En écho sur KAZoART Anne Marrec

Sur KAZoART, l’ artiste Anne Marrec nous évoque sans conteste le peintre Zao Wou-Ki à travers ses œuvres.

A Zao Wou Ki - Anne Marrec

A Zao Wou-Ki – Anne Marrec – Encre sur papier – 40 x 40 cm

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2 commentaires sur “Zao Wou-Ki : un peintre de chinoiseries ?

    • Jennifer Brohan Auteur du billet

      Bonjour,
      Merci pour vos commentaires et pour votre lecture assidue de nos billets.
      L’abstraction lyrique est une conception de l’abstraction, fondée sur une subjectivité libérée, construite sur des émotions exaltées.
      Bonne journée.