Nos oeuvres à vendre par catégorie

Aucun produit

Livraison gratuite ! Livraison
$0 Total

Commander

Oeuvre ajoutée avec succès dans votre panier
Quantité
Total
Il y a 0 œuvres dans votre panier. Il y a une œuvre dans votre panier.
$0
Continuer mes achats Commander

Feed me

$3,273
Peinture
Oeuvre unique | Encadrée et prête à accrocher
50 x 65 cm
Destinataire de la dédicace :

Ajouter à ma wishlist
dans 2 wishlists
Frais de livraison offerts (Union Européenne)
Retour gratuit 14 jours

Oeuvre originale avec certificat d'authenticité

Technique
Peinture acrylique
Tirage
Oeuvre unique
Support
Toile sur châssis
Dimensions
50 x 65 cm
Encadrement
Oui (59 x 70 cm)
Garantie
Vendue avec certificat d'authenticité

Peinture acrylique et encre de chine sur châssis toilé.

Attention il y a des traces dans la peinture : il ne s'agit pas d'usure ou d'accident, cela représente les pulsations du coeur. >> Voir photo n°4

"Feed me" (Nourris moi) a été conçu lors de ma seconde grossesse. Inspirée par le temps de mon attente, de mes pensées dérivantes durant et après ma grossesse, je livre un monde onirique, poétique, riche de détails tant dans le sujet que dans le traité. 

Cette toile fait partie d'une série intitulée "Un nouveau monde" qui a fait l'objet d'une exposition en 2019 à la galerie Luc Berthier.

Voici un texte présentant cet ensemble :

UN NOUVEAU MONDE

Au commencement était le Verbe ...
Comme tel, précise le Prologue, le Verbe a été le maître d’œuvre de la création. Du Verbe, ce texte nous dit en n qu’il est inséparablement vie et lumière.
Eaux transparentes pour ne perdre aucun détail, vertigineuses dérives du corps,
algues accrochées au sol utérin, jouant déployées dans le ressac, irruption de
patte discrète de chat ou air de mandoline dont on devine qu’ils furent au moins
deux à écouter la musique, orgues bavardes ou ûte de Pan, ici on remarque
que la musique adoucit les cœurs... toutes ces choses nagent en ce ventre
d’Ali Baba dans une atmosphère de maelström primordial, une sorte de grand-messe à la création.
Cependant, au détour d’une arborescence noyée, une pince d’obstétrique, en ottaison elle-aussi, c’est pourtant contre nature, s’attarde pour rappeler de dehors le corps de la parturiente. Elle entre en ligne de compte et participera peut-être à la révélation du Verbe. Les images signi antes se juxtaposent en apesanteur à l’intérieur de cette poche amniotique qui sert de cadre initial à l’être à venir. Déjà ses histoires l’annoncent. Déjà sa venue est une odyssée.
Et elle, Elle, Grâce habitée du Divin, elle se laisse emporter par ef eurements multiples, tant d’offrandes faites à son astre noir. Bientôt déposée à terre sous le poids de son trésor, intemporelle Pocahontas assiégée par la félicité de l’enfantement, livrée aux combats d’une transformation profonde, l’imminence de la séparation voit son corps perdre pied, les eurs de pavot se répandre au sang et à l’eau de ses entrailles pour donner vie. Elle murmure: « Viens, viens ! Je t’attends dehors ».
Et lui, Lui, le Verbe, il s’attarde à être deviné. D’une main il se signale. D’un pied, il s’en va. Hors cadre! Je dis il et devrais penser on tant personne ne sait rien sur son genre sinon que son avènement est imminent. Cet ange irte aux portes du dehors, avant le matin du grand jour. Il nage dans le marais primordial, au Paradis, l’unique à mon sens dont nous emportons chacun un oubli persistant après la ligne rouge. Au-delà, au loin, à la naissance de l’horizon, l’orée du village se pro le en repaire sépulcral.

Paris, février 2019

NB :
Mélanie Pasquier nous fut révélée grâce au Paris Art Contest 2018, concours international dont elle sortit 1er Prix à l’unanimité. Merci à elle qui ose et aux membres du Jury qui ont eu les yeux pour la reconnaître.

artist avatar

Mélanie Pasquier

Artiste émergent Artiste émergent

12 fans

Savennières (49), France métropolitaine

32 oeuvres

Entre traits et matière, un voyage sensoriel.
Le point comme un atome, le corps de l'oeuvre en gestation, fruit d'une lenteur nécessaire...


FORME ET INFORME DE LA MEMOIRE

Sur les fonds ocres et terreux des toiles de Mélanie Pasquier se déploient des formes énigmatiques, fantastiques et hybrides. Point par point, trait par trait, elles grouillent, rampent, et prennent le corps que l’artiste leur imprime patiemment. De toile en toile, elles viennent à la vie, inquiétantes et étranges, hésitantes ; elles entrent ici en éruption mais là tombent de hauteurs insoupçonnées. Les bouts d’arbres côtoient les bouts de corps, os, dents, poils, figures anonymes et miniatures ; pieds et mains sont engloutis dans des torrents de branches, feuilles, algues, cailloux et mottes de terre. Mais ici un œil surveille, une figure apparaît, deux doigts se lèvent et viennent titiller un corps-poche-sac de poils du bout duquel s’échappe la forme vaporeuse du souvenir.

C’est précisément à cette source que Mélanie Pasquier puise son inspiration. Celle du souvenir tactile d’une main passée dans la terre ou dans les cheveux d’un être aimé, d’un sillon tracé dans le sol du bout des doigts ou d’une eau impossible à saisir entre deux mains. Comment traduire la sensation ? Comment transcrire l’engourdissement nébuleux dans lequel plonge la pensée lorsqu’elle veut se rappeler la matérialité du passé ? Les tableaux de Mélanie Pasquier sont l’image du Rêve ; oniriques, flottants, plasmiques. Ils sont les tables sur lesquelles exposer les restes excavés de son esprit et d’une mémoire oxymorique, car à la fois tactile et impalpable.

Ainsi les formes jaillissent sur un fond qui n’a de terrestre que la couleur. Çà et là, les coulures et les effacements, les couleurs liquides et délavées traduisent l’évanescence et le passage, l’impossible attache de ce qui, sans cesse, échappe. Mais les contours noirs de ses dessins offrent à la mémoire l’ancrage matériel qu’il lui fallait pour exister aux yeux du monde, et sortir enfin de la « sourcière » qui donne leur forme aux filaments mémoriels, et son titre à l’exposition.

La mémoire sensorielle est un terreau ambigu et fertile. Elle est ventre qui porte les corps en gestation, cavité duquel ils coulent, par libre association de motifs, avant de se déployer à la lumière et de s’amarrer, enfin, quelque part : sur la toile de l’artiste.

Point par point, trait par trait, le souterrain vague de la mémoire s’éclaire alors doucement. Bruissante, impatiente, celle-ci trouve dans l’art une seconde vie. Fière d’avoir échappé aux limbes et à l’oubli, elle déploie son espace dans l’interstice ouvert par la peinture entre la vie et la mort, la grotte et son au-delà, les portes d’ivoire ou de corne qui séparent le Nerval d’Aurélia du monde invisible du Rêve et Mélanie Pasquier de ses souvenirs.

Texte de Horya Makhlouf

Dernières oeuvres consultées

Hava
Hava
$1,818
Sculpture argile (33 x 17 cm)
El toro
El toro
$1,212
Peinture à l'Huile (120 x 80 cm)
Oxalis n°2
Oxalis n°2
$1,091
Photographie numérique (60 x 40 cm)
Future stretched - 1
Future stretched - 1
$849
Technique Mixte (80 x 45 cm)
The dude (the big lebowski)
The dude (the big lebowski)
$970
Peinture acrylique (50 x 61 cm)
Sunny land
Sunny land
$727
Peinture acrylique (50 x 25 cm)
Xl néon pop art lignes
Xl néon pop art lignes
$1,538
Peinture à l'Huile (180 x 90 cm)
Totem plate
Totem plate
$727
Sculpture métal (12 x 70 cm)
Surfaces of plateau (1001 pictures) - scanographies 001
Surfaces of plateau (1001 pictures) - scanographies 001
$1,818
Photographie numérique (50 x 60 cm)
Scene 141
Scene 141
$667
Peinture à l'Huile (19 x 27 cm)
08-102
08-102
$1,091
Peinture à l'Huile (100 x 50 cm)
L'embrun sur les joues I
L'embrun sur les joues I
$952
Peinture à l'Huile (55 x 46 cm)
London pub night
London pub night
$897
Peinture acrylique (65 x 54 cm)

Avis clients