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Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

Jonathan Ouisse

Une peinture riche de symboles

À travers son Art, Jonathan Ouisse compte bien éveiller, réveiller et même bousculer les consciences en présentant un portrait satirique de notre société. Peintre, illustrateur et graphiste, son style appartient au « New Contemporary Art » où se mêlent street-art et réalisme.

K. Bonjour Jonathan Ouisse, quel plaisir de pouvoir faire plus ample connaissance avec vous ! Alors comment êtes-vous devenu artiste ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?

J’ai toujours su que je voulais devenir peintre ou dessinateur. Cependant l’élément déclencheur fut probablement la découverte des tableaux des maîtres de la Renaissance italienne, je devais avoir 8 ou 9 ans, dans les églises, basiliques, musées de Florence, Rome, Venise… Ces voyages que ma mère organisait chaque été, pendant lesquels nous partions (jusqu’à épuisement) à la découverte de ces trésors picturaux qui sont encore aujourd’hui une grande source d’inspiration.

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART
Jo Ouisse en atelier / ©Jo Ouisse

J’ai par la suite voulu m’initier à la peinture à l’huile et à l’aquarelle, je tentais alors de reproduire ces chefs-d’œuvre. Puis j’ai découvert le graffiti tout en poursuivant des études d’Arts Appliqués jusqu’à l’école des Beaux-Arts d’Angers qui m’a mis à la porte car je ne rentrais pas dans le moule. C’est à mon grand désarroi que je me suis tourné vers une école de graphisme. J’y ai alors passé 4 ans sans effleurer la toile mais ai appris en contrepartie à maîtriser Photoshop qui me sert aujourd’hui dans la composition de mes peintures. 

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART
Jo Ouisse en atelier / ©Jo Ouisse

En 2014, j’ai exposé pour la première fois en solo dans une galerie à Tours. Fort du succès que l’événement a rencontré, j’ai décidé de poursuivre dans cette voie. J’en ai fait ma profession en 2018. Une exposition de 6 mois au centre d’art Spacejunk Art Center à Grenoble m’a vraiment mis le pied à l’étrier. Depuis ce jour, je collabore régulièrement avec 5 galeries physiques en Europe et aux États-Unis ainsi qu’avec KAZoART bien évidemment !

K. Votre style appartient au mouvement du « New Contemporary Art ». Que recouvre ce mouvement et en quoi vous sentez-vous proche de ce dernier ?

Apparu sur la côte ouest des États-Unis dans les années 90, le « New Contemporary Art », un peu comme ses homologues du 20e siècle, le Surréalisme, Dada ou le Fauvisme, s’est finalement matérialisé à la recherche de nouvelles formes, contenus et expressions qui citent plutôt que désavouent l’individu et le social. 

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

Rodeo drive

Peinture acrylique (200 x 70 cm)

Les premières incarnations du Mouvement prônaient la figuration, le surréalisme, la représentation, la culture pop et la sous-culture, venant ainsi directement confronter le paradigme de « l’Art » d’une soi-disant « Haute culture ».

En réponse au tournant conceptuel enragé alors défendu sur la côte Est, le mouvement a progressivement créé ses propres plateformes, publications et espaces pour la diffusion de ses images et de ses idées. Il a depuis fait son chemin et se retrouve aujourd’hui en plein essor ainsi que dans toutes les sphères du marché de l’Art actuel. Ma peinture rentrant dans tous ces critères sans même vraiment y avoir réfléchi, c’est le curateur Jérôme Catz de Spacejunk (Grenoble Street Art Fest) qui m’a automatiquement inscrit dans ce mouvement.

K. Quels sont les autres courants artistiques et les artistes qui vous ont inspiré et vous inspirent encore ?

Je dirais celui de la Figuration Narrative avec Fromanger, Monory, Klassen, Télémaque, Arroyo…. Un courant irrévérencieux apparu au début des années 1960 en France, en opposition à l’abstraction et aux mouvements contemporains du Nouveau Réalisme et du Pop Art, auxquels il est néanmoins associé.

Je me rappelle avoir pris une claque monumentale lors de la rétrospective au Centre Pompidou en 2008. J’étais resté bouche bée devant « Le Grand Méchoui ou douze ans d’histoire de France » (1972). J’ai alors su que l’Art avait la capacité de réveiller les consciences. 

K. Comment se déroule une séance de travail ? Pensez-vous d’abord à vos personnages séparément avant de les rassembler ? Faites-vous des croquis ?

Je n’ai pas vraiment de modus-operandi. Les idées peuvent surgir aussi bien lors d’une balade avec mes filles en forêt, au zoo, en faisant les courses, qu’en étant témoin d’une situation absurde.

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

Je les note alors rapidement puis j’y reviens. J’y réfléchis plus en profondeur, je prends des photos dans la mesure du possible. On ne croise pas facilement une voiture qui brûle ! Je fais des recherches sur Internet puis je commence à composer sur Photoshop en fonction de mes ressources photo. 

Puis j’enlève, je rajoute, je retravaille les lumières jusqu’à l’obtention d’une image que je trouverai suffisamment pertinente. Je peux parfois passer des jours à trouver la bonne composition qui regroupera la synthèse de toutes mes réflexions, parfois juste quelques heures. Je ne m’interdis rien et ne souhaite pas m’enfermer dans un « style » ou une série type, j’aime que mes peintures soient totalement différentes.

Magic mermaid – VENDU

Technique mixte (140 x 140 cm)

The wobbly balance

Peinture acrylique (95 x 140 cm)

The king’s speech

Technique mixte (240 x 200 cm)

Homo sapiens – VENDU

Peinture acrylique (30 x 30 cm)

K. Quelle a été l’œuvre la plus longue ou difficile à réaliser en termes de temps et de portée symbolique ?

L’une des dernières, « Sanctuary », a été complexe à réaliser. Pour commencer, le temps passé dessus, car c’est un très grand format, très détaillé qui plus est, mais aussi techniquement dans la représentation de mes enfants, il fallait impérativement que je rende justice à leur beauté tant intérieure qu’extérieure, leurs expressions sincères et profondes, le mouvement, la lumière… 

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

Sanctuary

Peinture acrylique (210 x 210 cm)

Il y a également de la complexité dans la symbolique de cette œuvre : la trinité dans la composition, la ré-interprétation iconographique de la Piéta, bien que la peinture n’ait rien à voir avec la religion chrétienne bien au contraire. Sa représentation a quelque chose de puissant, presque métaphysique, qui nous parle à tous. C’est une œuvre profondément éco-féministe.

K. Vos œuvres sont régulièrement réalisées en grand format. Pourquoi choisir des dimensions à taille humaine ? Y a-t-il un rapport entre la problématique abordée, sa complexité, et la taille du support final ?

Les dimensions hors normes ont toujours un impact bien plus considérable que des petits formats. Ils permettent une immersion quasi-totale dans la peinture et son sujet, le spectateur n’en ressort jamais vraiment indemne. Il y a fort à parier que la découverte des tableaux monumentaux des Maîtres italiens ait influencé mon désir de peindre du très grand. 

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

Pigs

Peinture acrylique (250 x 175 cm)

Je ne crois pas qu’il y ait de rapport avec la complexité de la problématique, tout peut se peindre, peu importe la taille du support. Cependant, cela fait maintenant quelques années que je suis passé à des peintures plus petites. Il faut aussi répondre à la demande des collectionneurs. Et puis, soyons réalistes… le commun des mortels ne possède pas de maison avec 5 mètres de hauteur sous plafond !

K. L’actualité politique et l’écologie sont deux thématiques récurrentes dans votre travail. Les aborder sous le prisme de la satire un brin surréaliste est-il une façon de dédramatiser la situation ? d’en offrir une meilleure compréhension ?

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

Purple rain

Technique mixte (300 x 180 cm)

La satire est un moyen de « communication » extrêmement puissant et efficace quand il s’agit de dénoncer ou de mettre en lumière une situation dramatique. Cela me permet d’aborder le(s) sujet(s) au deuxième degré sans jamais tomber, je l’espère, dans la facilité tout en me permettant l’accumulation d’idées, de réflexions en donnant des clés aux spectateurs pour décoder l’image sans que cela ne soit évident. 

J’aime jouer avec de multiples pistes d’interprétations, cacher des indices dans la toile, à chaque sensibilité de laisser son imagination vagabonder. 

K. Quel serait le message principal à retenir de votre travail ?

Les enjeux actuels sont tels qu’en tant que peintre, je me sens obligé d’être dans un certain engagement vis-à-vis de ma peinture. L’Homme s’est, à mon avis, perdu en chemin depuis qu’il a pris conscience de son état, à savoir un être doué de raison. Qualification paradoxale puisque lorsque l’on analyse son évolution face au Monde et l’appropriation qu’il se fait de ce dernier, est-il vraiment raisonnable ?

Jo Ouisse Artiste Interview KAZoART

I once dreamt I was a dove

Impression digitale (40 x 50 cm)

Nous avons oublié que nous appartenons à un « Tout », que l’harmonie se trouve dans la Nature, dans la compréhension de ce qui la compose et dans son respect ! Pas dans un matérialisme exacerbé complètement incontrôlé. 

K. Quels sont vos projets pour l’année en cours et pour 2022 ?

Je suis en cours de réalisation de trois peintures originales pour ST’ART Strasbourg ainsi que des impressions uniques embellies pour l’Affordable Art Fair de Londres.

Fin novembre, je commencerai à réfléchir à de nouvelles compositions en vue de ma deuxième exposition personnelle à la galerie Maze de Londres. Je négocie en parallèle avec de nouvelles galeries américaines et chinoises pour de futures collaborations.

La galerie de Jonathan Ouisse

Be humble

Peinture acrylique (100 x 80 cm)

Pull harder

Peinture acrylique (140 x 95 cm)

Birdy nam nam

Peinture acrylique (90 x 70 cm)