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NATCH

L’appel à la tolérance

L’Œuvre de NATCH brille par ses multiples influences. Le dessin du Nu, la sculpture, le Street Art ou encore l’Art indonésien façonnent et fascinent cette jeune artiste venue du Sud-Ouest de la France. Ses scènes célèbrent la paix et la vie elle-même. Rencontre.

K. Bonjour NATCH. Pour commencer, pouvez-vous nous raconter quand et comment a débuté votre carrière artistique ?

La première fois que j’ai été sollicitée pour présenter mon travail au grand public remonte à 2017. Je me souviens que le directeur de la créative hub où je travaillais à l’époque, la « Rumah Sanur » à Bali, m’avait dit : « Vous êtes une excellente graphiste, mais ce pour quoi vous êtes vraiment douée, c’est l’art ». 

Il m’avait demandé de réaliser la fresque de l’entrée du bâtiment tout en me suggérant d’opérer un tournant du graphisme vers l’art. Le point de départ, c’était à ce moment précis. Bali était l’endroit parfait pour prendre confiance, parce que les opportunités étaient partout et l’ouverture d’esprit très grande. 

NATCH en atelier

Je ne me sentais pas oppressée par les attentes du monde de l’art telles que je les percevais en France (par exemple : les années d’expérience, un storytelling fort, le réseau, le parcours de formation artistique, les attentes commerciales).

K. Vous mêlez plusieurs influences, parmi lesquelles l’Art indonésien, le nu, le street art, la sculpture… d’où viennent-elles ?

Pour ce qui est de l’art Indonésien, c’est très simple, je suis partie y vivre 3 ans après mes études de communication visuelle. Je suis tombée amoureuse des motifs sur les tissus traditionnels, parce qu’ils racontaient la vie locale avec un langage graphique simple et d’aspect plutôt primitif. Comme je venais d’étudier le graphisme et que j’adorais les symboles, j’ai tout de suite accroché.

Œuvre NATCH

Univers

Peinture acrylique (89 x 116 cm)

Œuvre NATCH

Identity

Peinture acrylique (89 x 116 cm)

Pour le nu et la sculpture, je crois que cela remonte à ma première visite du Louvre à 14 ans. J’ai eu un gros coup de cœur pour les sculptures de Rodin et les peintures de Ingres. Je trouvais incroyable tout ce que la posture d’un corps pouvait exprimer. Étant plutôt introvertie, j’imagine que cela devait faire écho à mes difficultés d’expression verbales.

J’aime aussi le muralisme et l’échelle à laquelle certaines œuvres de Street Art sont réalisées. La précision, la technique, l’impact qu’elles peuvent avoir dans l’environnement urbain, qu’il soit d’ordre esthétique ou qu’il y ait un message, le fait qu’elles soient accessibles à tous.

K. Que racontent les visages et les silhouettes récurrentes dans vos œuvres ?

C’est le corps qui parle pour nous rappeler que nous sommes seulement des groupes des particules en mouvement, sujets à l’impermanence des choses, aux cycles incontournables de la vie, à la loi de la nature, au même titre que les feuilles d’un arbre.

J’essaye de parler d’universalité. Les silhouettes sont impersonnelles dans le sens ou l’on ne distingue pas toujours s’il s’agit d’hommes ou de femmes, où il n’y a pas d’expression de visage. 

Œuvre NATCH

Cactus brain

Peinture acrylique (50 x 50 cm)

Œuvre NATCH

Water

Peinture acrylique (89 x 116 cm)

C’est une sorte d’appel à la tolérance, à un retour vers l’essentiel, mais aussi un appel à l’humilité.

Nous avons tous nos peurs et nos faiblesses, et surtout, un grand besoin d’amour et de reconnaissance. Nous sommes des êtres très intelligents et très bêtes à la fois, capables de choses magnifiques ou très laides, mais dans tous les cas, nous ne sommes que des petites choses de passage.

K. Quels sont les artistes, et en particulier les femmes artistes, qui vous ont le plus inspirée et vous inspirent encore ?

Yayoi Kusama. D’une part, j’adore le rapport de proportion, d’échelle et la façon dont son travail modifie et remet en question nos perceptions visuelles. D’autre part, elle a dû faire preuve d’une très grande force de caractère pour faire face à la société patriarcale et ultra hiérarchique Japonaise dans laquelle elle a évolué, au contexte de guerre aussi. 

Repenser à une artiste comme elle, a son goût pour la provocation, au fait qu’elle n’ait peur de rien, ça me remotive quand je doute de moi ou de mes choix. Ma mère m’a toujours soutenue dans la voie que je souhaitais prendre et j’ai pu faire des études dans le domaine de la création.

Madiba

Peinture acrylique (89 x 116 cm)

Ensuite, dans le top des personnes inspirantes, je dirais Banksy. Personne ne peut réellement affirmer s’il s’agit d’un homme ou d’une femme ! Sa capacité à rester dans l’anonymat joue énormément, mais ce que je vois, c’est surtout tout ce qu’il (ou elle) arrive à dire sur la condition humaine, avec des images extrêmement simples.

K. Considérez-vous qu’être une femme artiste aujourd’hui soit une chance, un frein ?

Ni l’un, ni l’autre. Quand on veut on peut.

C’est vrai qu’il y a une réalité indéniable par rapport à la place de la femme dans l’art. Jusqu’il y a peu, ce milieu était largement dominé par des hommes. Il ne faut pas oublier que notre société actuelle est en grande partie fondée sur des valeurs prônées par des acteurs du siècle des lumières, c’est-à-dire des hommes blancs, fortunés, qui prétendaient détenir la culture et le savoir.

Alors oui, on n’a pas toujours la vie facile en tant que femme artiste et particulièrement en tant que mère, parce que la société nous demande de travailler comme si on n’avait pas d’enfants et d’élever nos enfants comme si on n’avait pas de travail.

Le terme « travail » n’est d’ailleurs jamais associé au terme « artiste » puisque notre système a toujours considéré le travail comme labeur, soit pénible soit utile mais jamais source de plaisir.

J’ai longtemps eu besoin qu’on me dise que c’était possible, que j’avais du talent, pour m’autoriser à penser que je pouvais être femme artiste et mère. Aujourd’hui, on entend presque parler plus que des femmes artistes, c’est hallucinant la quantité de magazines qui en ont fait la promotion ces 3 dernières années.

Certains galeristes reçoivent même des commissions de la part des mairies pour exposer des femmes artistes. J’ai parfois le sentiment que c’est devenu un outil marketing. Mais le bon côté, c’est que ça permet de rééquilibrer un peu les choses, de changer doucement les mentalités.

K. Parmi les œuvres que vous présentez lors de notre vente « Women on the Rise », laquelle vous tient le plus à cœur ?

Elles sont toutes faites avec sincérité. C’est le plus important. Je ne m’attache pas à mes créations parce que j’ai toujours envie de savoir ce que je peux améliorer ou expérimenter de nouveau pour les prochaine. Pour être honnête, j’ai même souvent hâte qu’elles soient terminées pour en commencer d’autres.


La galerie de NATCH

Souvenir

Peinture acrylique (54 x 73 cm)

Search

Peinture acrylique (54 x 72 cm)

Freedom

Peinture acrylique (89 x 116 cm)