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Hugo Pondz

Immersion dans un ciel bleu azur

Cette semaine, KAZoART est allé à la rencontre d’Hugo Pondz, auteur de paysages quasi minimalistes au bleu hypnotique. Peintre d’origine belge, il nous dévoile en exclusivité ce qui l’a incité à embrasser une carrière d’artiste peintre. Retour sur un artiste observateur qui nous plonge dans les profondeurs silencieuses d’un ciel transcendant.

K. Bonjour Hugo, merci d’avoir accepté cette interview ! Et si nous commencions par vos débuts ?

Je suis venu à la peinture assez tard. Cependant avec un père antiquaire, l’art m’a toujours entouré. Ma mère peignait de petits paysages champêtres, sans prétention, juste pour le plaisir.

Aussi un jour, me suis-je servi dans sa boite de peintures, et m’y suis mis comme je pouvais. Je mélangeais la peinture grossièrement et l’étalais plus grossièrement encore, sans technique aucune. J’avais 16 ans et cette tentative, la seule, a été catastrophique !

K. Quelles sont vos influences artistiques ? Ces artistes qui vous inspirent par-dessus tout ?

Je ne m’y suis remis que vers l’âge de 28 ans quand j’ai rencontré Jean-Pierre Hubert qui m’a appris beaucoup et qui surtout, m’a fait découvrir la technique d’une peinture à l’ancienne appliquée en glacis léger, la chimie des couleurs que bien trop de peintre laissent de côté, ainsi que l’univers surréaliste.

C’est là que j’ai découvert l’univers de De Chirico qui m’a beaucoup marqué. Cet univers mélancolique peuplé de vide, d’architecture et d’ombres qui plus tard, inspirera en partie Hopper. Dans ce tableau qui fait partie du début, l’architecture De Chiriquienne est remplacée par des ballons.

K. Comment se passe une journée d’Hugo Pondz dans son atelier ?

Pour cette étape, je commence en général par un personnage que j’ai vu dans une certaine posture, puis j’essaie de trouver le décor et l’ambiance qui conviendraient le mieux à ma vision. Détourner des personnages de certaines œuvres afin de leur donner une autre vie dans un tableau, me plait également beaucoup. Dans le tableau ci-dessous il s’agit de ma compagne, Aline qui signe également mes tableaux, et qui ce jour-là regardait la mer à Dinard.

L’événement et l’histoire peuvent également me servir dans le processus de création et notamment les événements du World Trade Center dans la série intitulée The First Key. Les terrains de golf sont aussi de grands espaces explorables. Tout l’héritage chiriquien est présent, mais exprimé sous une autre forme.

K. Un mur, un rebord autour duquel gravite un personnage tourné vers l’horizon. Que signifie cette mise en scène récurrente ?

Le mur fait partie d’une certaine série, mais on peut voir dans la nouvelle série de golfs qu’il disparaît, au profit d’un espace plus grand encore. Je ne sais pas vous dire hors psychanalyse ce que ce mur représente et je préfère laisser à chacun le soin de lui trouver une signification qui lui est propre, ainsi que pour le personnage, qui d’ailleurs n’est pas toujours tourné vers l’horizon.

J’aime à me questionner sur un tas de choses et il existe une possibilité que ce personnage soit la meilleure représentation de ce questionnement.

K. Parmi toutes vos œuvres, laquelle vous représenterait le mieux ?

Hugo Pondz, La vérité cachée

Au point de vue du contenu je pense que la série The First Key serait un bon exemple. Vous savez, la peinture ne sert pas qu’à embellir un mur, elle peut aussi questionner, et les événements du 11 septembre sont un très bon exemple de manipulation médiatique à très grande échelle, qu’il faut dénoncer, peu importe le support. Quant au point de vue formel, je ne me pose pas la question, certainement un peu de tous j’imagine.

« Vous savez, la peinture ne sert pas qu’à embellir un mur, elle peut aussi questionner. »

L’arrivée imminente

Impression digitale (90 x 90 cm)

L’arrivée du printemps

Impression digitale (100 x 100 cm)

L’avis de KAZoART : Le monde minimaliste d’Hugo Pondz nous donnerait envie de prolonger l’été jusqu’à la nuit des temps. Des toits de New York aux terrains de golf en passant par les bords des piscines, son travail se distingue par son nuancier de bleus captivant.

K. Quels sont vos projets pour 2021 ?

Je viens de signer un contrat avec les éditions Lumas et ai pour mission d’étoffer le catalogue avec de nouveaux visuels. Début 2021 sera marqué par la collaboration avec deux maisons d’édition américaines : ICanvas et Elephant Stock. Je travaille toujours avec la galerie du Marais, Place des Vosges à Paris.

Je commencerai prochainement des nouvelles séries. L’une sur les golfs parce que j’apprécie toujours autant la conjugaison du bleu et du vert. Une autre série sera consacrée à Palm Springs afin d’explorer une palette riche en couleurs pastel. J’accorderai une grande importance à l’architecture. Mon inspiration vient notamment de l’architecture Donald Wexler à qui je vais dédier une série entière.

Enfin, je reprendrai les foires d’art dès que possible ainsi que la production de nouvelles pièces pour les éditions limitées !

La galerie d’Hugo Pondz

Le signal

Impression digitale (100 x 100 cm)

L’attente du lendemain

Impression digitale (90 x 90 cm)

La ville endormie

Peinture à l’huile (100 x 100 cm)

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