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Rodolphe Martinez

Pour une liberté de créer

Photographie, peinture, vidéo, design : autant d’orientations artistiques qui guident Rodolphe Martinez depuis plus de 10 ans. Aussi présentateur d’émissions chez Radio France, il se situe au carrefour de multiples techniques numériques et traditionnelles. Il interroge par ailleurs la relation équivoque entre la peinture et la photographie. Rencontre avec cet artiste bordelais que l’on affectionne tout particulièrement ! 

Bonjour Rodolphe, nous sommes ravis de faire plus ample connaissance avec vous ! Commençons par votre parcours : à quel moment avez-vous décidé de devenir artiste ?

Pour mon cas, c’est un processus assez long avec des illuminations dans l’enfance, la fréquentation des œuvres d’art, les voyages, la littérature et une influence familiale. Je sentais confusément l’envie de m’exprimer, de partager, de montrer mais la question d’être artiste ne se posait pas. Je ne concentrais pas à l’époque mon énergie vers un seul but et j’avais l’impression d’avoir autour de moi des êtres plus doués que moi et dont j’admire encore le travail.  

Cela dit, j’ai toujours créé d’une manière ou d’une autre (émissions, livres, collaborations diverses, marque de vêtement). L’envie de montrer un travail personnel est venue sur le tard à la faveur de la légitimité que les autres m’ont donnée, par le biais des premières commandes notamment. Et sans oublier cet ami proche à qui je dois ma première exposition en 2008-2009. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris que mon univers pouvait émouvoir.

Votre travail est riche d’une production hybride : photographie, peinture, vidéo, design. Cette diversité de production est-elle une façon de se sentir plus libre dans la création ?

En fait, la liberté est la plus haute valeur. J’ai beaucoup de mal avec les laisses dont je ne choisis pas la longueur. Pour devenir soi-même, il faut expérimenter, se tromper, raturer et sur ce chemin, il y a des révélations. Nous sommes multiples, mais l’éducation, les contraintes sociales ou marchandes nous obligent à n’avoir qu’un seul langage, qu’une seule et même pratique ou pensée de l’enfance à la mort.

Vue d’Ajaccio

Technique Mixte (150 x 100 cm)

Mes pratiques correspondent aussi à des époques de ma vie artistique qui est en perpétuelle évolution. Je considère que c’est une chance de pouvoir passer de la photographie à la peinture, puis la sculpture ou d’autres médiums et supports. Tant que je peux être libre, autant en profiter.

La question de la cohérence est une question qui a du sens au regard de la globalité d’une production. Je me souviens d’un galeriste qui me demandait de concentrer mon travail sur un mode d’expression car « c’est ce que les acheteurs voulaient ». Une façon de dire que les collectionneurs n’achètent que par validation sociale. Pour ce qui me concerne tout du moins, c’est une erreur.

Quelles sont vos sources principales d’inspiration ?

Mes sources d’inspiration sont un univers intérieur fait de poésie, d’émotions artistiques, de vibrations sensorielles, de contemplation, de mélancolie douce, et de réflexion sur le temps qui passe qui s’incarne en particulier dans la nature et les paysages. Mon travail est aussi une sédimentation de tout mon apprentissage artistique et un hommage aux artistes d’époques et de lieux différents.

Plage or – mare d’oro

Technique Mixte (150 x 100 cm)

Plage ancienne

Technique Mixte (150 x 100 cm)

Pour les thématiques, le paysage (marin en particulier) et la nature en général. La forêt parce que c’est assez obsessionnel (en particulier les pins et pins parasols). Mais aussi la danse, les détails, les natures mortes et certaines villes comme Venise, Rome ou Londres.

J’ai aussi beaucoup travaillé à une époque sur la représentation du Christ en croix et même réalisé la maquette d’un autel qui devait trouver sa place en l’église Saint-Pierre à Bordeaux. Et enfin, l’été est une source d’inspiration inépuisable.

Outre la mer et les forêts, la Femme est un sujet récurrent dans vos œuvres. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est un sujet à la fois intemporel et en même temps très ancré dans une époque. Je crois que j’ai toujours été accompagné par les femmes et fasciné par cette altérité. Qu’il s’agisse des portraits ou des nus, je suis toujours très étonné car ce sont les femmes qui préfèrent ce travail. À notre époque, c’est un sujet qui devient délicat et peut provoquer des réactions négatives et des débats.

Le bal 2 Venise

Technique Mixte (100 x 150 cm)

La femme tapisserie

Technique Mixte (100 x 150 cm)

C’est un sujet infini qui ne traite pas que la question du corps ou de la sexualité mais qui est plus les questions de la liberté, de la puissance et de la représentation inconsciente et de la nécessaire égalité.

Y a-t-il un rapport entre le sujet traité et la couleur utilisée ? On pense par exemple à La forêt rose, Pins bleu paon, Venise bleue, Vendanges or…

La couleur est une donnée fondamentale de mon travail. Je me suis très vite affranchi de la question de l’utilisation de la couleur. Je l’utilise presque comme les enfants avant le formatage. La couleur, c’est à la fois très savant, symbolique, philosophique. Elle est très présente dans les titres de mes pièces sous des formes monochromatiques ou en confettis.

Plage or – Mare d’oro

Technique Mixte (150 x 100 cm)

La façon dont je l’utilise s’explique aussi par la myopie. Sans correction, le myope est plongé dans un univers aux formes mal définies avec des taches de couleurs. C’est une sensation assez merveilleuse que je tente de retranscrire d’où ces Forêt Rose ou Venise Bleue.

J’ai aussi en effet une série « Or ». L’or c’est une porte vers l’ailleurs, c’est le passage du temps et en même temps l’éternité parce que c’est une couleur inaltérable. Pour rendre la couleur, je vais aussi bien utiliser l’aquarelle, les pastels, l’acrylique, les crayons de couleurs, ou les calques numériques.

Vous êtes un adepte des grands formats. Est-ce une façon de permettre une meilleure compréhension ou appréciation de l’œuvre ?

Alors pas seulement. J’ai de nombreux petits formats aussi (carnets, ou formats A4, A3). Je me suis fixé de réaliser au moins un dessin ou peinture par jour et c’est bien sûr impossible en grand format. De plus le petit format, c’est l’intimité, il faut s’approcher. Mais en effet j’aime les grands formats parce que cela envahit l’espace, ça ne laisse pas beaucoup de place à l’erreur. Et c’est aussi se confronter à ses propres limites. Cela demande de l’énergie et de la persévérance.

« Plage ancienne » de Rodolphe Martinez exposée sur les grilles du Parc Bordelais à l’été 2018

Pour les œuvres imprimées, c’est aussi assez spectaculaire. Mais sur cette question du format, j’ai compris l’idée de monumentalité avec Picasso et le tableau magnifique Femmes courant sur la plage. J’étais enfant lorsque je l’ai vu pour la première fois à Paris. Et j’ai été sidéré : Picasso avait réussi à mettre dans cette gouache de 32,5 × 41,1 cm, le ciel, la mer, l’ivresse, les nuages, le vent, la vie tout entière.

Bien implanté dans le tissu culturel bordelais, vous avez entre autres collaboré avec l’Institut Bernard Magrez, la librairie Mollat, la Cité du vin, … que retenez-vous de ces belles rencontres ?

De très belles collaborations depuis 10 ans avec des institutions publiques et privées. En 2017, j’ai réalisé une monographie sur Venise à l’Institut Bernard Magrez (Bordeaux). J’ai beaucoup aimé le dialogue artistique avec Bernard Magrez fait de doutes et de convictions très fortes.

Je retiens une grande confiance avec les mécènes, des envies de partager l’art avec le public, une motivation assez incroyable. Moins de débats stériles et des exigences intellectuelles fortes. C’était très enthousiasmant. J’ajoute de nombreuses heures de travail, sans quoi rien n’arrive.

Venise bleue

Technique Mixte (150 x 100 cm)

Pour le 120ème anniversaire de la célèbre Librairie Mollat, j’ai réalisé 120 poches peintes à la main que nous avons exposées à la Station AUSONE. Là aussi, j’ai eu toute liberté avec Denis Mollat. Pour la Cité du Vin, j’ai réalisé le trophée des mécènes grâce à qui, pour une grande part, ce lieu existe.

Rodolphe Martinez a réalisé 120 sacs papier pour célébrer les 120 ans de la Librairie Mollat

C’est à chaque fois une aventure nouvelle dans des environnements différents comme pour l’exposition à la Halle Héméra avec KAZoART et c’est cette diversité qui me passionne.

Quels sont vos projets pour 2021 ?

Au mois de mai 2021, j’exposerai à Paris chez « ÔHM Galerie », Boulevard Haussmann.

Pour la suite, plusieurs projets d’expositions : En attendant l’été dans une grande institution Bordelaise. Un projet de reforestation du métro parisien L’empire des arbres. Une série qui fera aussi l’objet d’un livre. 

Vernissage de l’exposition de rentrée KAZoART à la Halle Héméra. Œuvre « Pins bleu paon » de Rodolphe Martinez déclinée sur l’étole signée Petrusse.

Et enfin la 3e année de collaboration passionnante avec la Maison Petrusse pour la création d’étoles, et de textiles à partir de mon travail. C’est vraiment une très belle aventure artistique et artisanale. 

La galerie de Rodolphe Martinez

Coucher de soleil imaginaire

Technique Mixte (80 x 120 cm)

Les oiseaux rouges

Technique Mixte (100 x 150 cm)

La mer rose

Technique Mixte (120 x 180 cm)

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