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Sylvia Baldeva

Une poésie picturale atemporelle

Sa sensibilité à fleur de peau et son œuvre subtile et délicate ont su nous toucher. Nous avons rencontré l’artiste Sylvia Baldeva, et elle vous raconte son histoire.

Née en Bulgarie, c’est auprès de son père, artiste peintre reconnu, que Sylvia Baldeva fut immergée dès ses premiers pas, dans le monde de l’Art. Son œuvre en gardera une empreinte indélébile.

Sylvia Baldeva / ©Katrin Vankova

Elle prépare le concours des Beaux-Arts de Sofia et une fois arrivée à Paris, elle finalise ses études en obtenant une licence en Art Plastiques puis un diplôme en Graphisme et en Stylisme. Sylvia Baldeva travaillera ensuite pour des agences de communication et des marques de vêtements et d’accessoires. 

Depuis plusieurs années, elle collabore en tant qu’illustratrice et artiste visuelle avec des agences de communication, des maisons d’édition, des photographes et des entreprises. Elle est notamment l’une des ambassadrices de la maison Canson.

Parallèlement, Sylvia Baldeva expérimente dans sa création des processus poétiques, introspectifs et atemporels. À travers ce qu’elle nomme « la fluidité », elle révèle une forme de lâcher prise pictural où la perception et l’émotion sont sources d’expression d’états d’être. Sa création est intuitive et spontanée. Les techniques à base d’eau sur papier sont ses prédilections car elles lui permettent de voyager entre maîtrise et liberté.

Sylvia Baldeva répond à nos questions

La notion de hasard est importante pour vous dans le processus créatif, pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Il faut prendre le mot hasard au sens large. Quand je crée, je n’ai pas de concept préalable, je pars dans la création pure. J’ai ma feuille blanche et dès que je pose la peinture, petit à petit, le geste me guide et la création se développe.

C’est l’interaction entre ma pensée et le geste qui révèle l’œuvre au fur et à mesure. Il y a un jeu de contrôle et de lâcher prise tout au long du processus créatif. Cette notion de hasard est très présente dans les techniques fluides qui déploient les choses d’une certaine façon.

Sylvia Baldeva / ©Katrin Vankova

Cependant, le hasard n’est pas la seule voie qui guide mon travail. Mon œuvre est basée sur les notions de « Mémoires métamorphoses » et de « Voyages imaginaires ». Les sujets, qu’ils soient révélés ou dissous, portent en eux l’empreinte de réminiscences observées ou ressenties.

En quoi la technique réputée difficile de l’aquarelle est-elle la mieux adaptée à votre mode d’expression artistique ?

Comme je vous le disais, j’adore les techniques fluides ! Cela peut même être de l’huile, de l’acrylique ou du graphite que je vais travailler de façon diluée. J’aime ce côté fluide qui permet un geste spontané.

En même temps l’aspect spontané peut facilement dériver, il faut le maîtriser, le canaliser. C’est ce que j’aime, ce côté difficile, ce défi de l’aquarelle pour arriver à créer du sens et de l’émotion. Il faut aussi que je sois libre et cette technique le permet.

Qu’est-ce qui vous inspire particulièrement dans la figure féminine que l’on retrouve fréquemment dans vos œuvres ?

C’est vrai, on me le dit souvent, il y a beaucoup de féminin dans mon art. Je ne me l’impose pas, ça vient naturellement. C’est sans doute l’univers qui m’est le plus proche, j’aime la douceur dans le féminin, l’intemporel, l’intuition.

Cela reflète mon caractère, c’est ce que je connais le mieux, qui me correspond et donc ressort de façon naturelle. D’autres sujets composent mon travail : la nature animale, humaine, paysagère.

La Nature au sens large me nourrit et me fait voyager. C’est un moyen d’expression passionnant tout sauf monotone.

Votre œuvre reflète un monde que l’on sent extrêmement sensible, est-ce essentiel pour vous de créer l’émotion ?

Pour moi l’art c’est de la sensation, de l’émotion. S’il n’y a pas d’émotion cela devient de la création mécanique, sans âme. Je suis touchée par l’art qui suscite de l’émotion, c’est pourquoi je le fais. Je suis quelqu’un de sensible et je n’ai pas d’autre moyen de faire sortir cette sensibilité.

Il faut aussi qu’il y ait du sens, un état d’âme même dans un paysage. Une œuvre peut être parfaitement réalisée sur le plan technique mais manquer singulièrement d’émotion alors qu’une œuvre qui a de petits défauts peut dégager quelque chose de beaucoup plus fort et provoquer une réaction intense chez celui qui la regarde.

Vous avez grandi en Bulgarie, pensez-vous qu’il y ait une âme slave dans vos œuvres ?

J’en suis persuadée ! Je pense que se mélangent l’influence de mon enfance aussi bien que celle de la France. J’ai grandi dans un environnement artistique, toutes ces influences jouent également et sont ancrées, ça ressort à sa manière. L’âme slave c’est beaucoup de sentiments, de sensations, d’émotions mis en exergue, c’est très important. Il faut qu’il y ait du cœur dans les choses sans quoi il n’y aurait pas de sens.

Votre père est un peintre reconnu, croyez-vous en un héritage artistique ?

Oui, clairement. Pas seulement lorsqu’on a un parent artiste peintre, cela peut être une figure importante qui influence énormément. Sans être artiste peintre ma mère avait aussi une sensibilité artistique.

J’ai été influencée par mon père qui avait un grand charisme, c’est ce qui m’a donné l’envie et la vocation de la création. Que ce soit dans mon travail d’illustration ou dans mon travail personnel, la création prime. La création est l’essence de tout ce que j’entreprends. C’est un état d’être.

Quels sont les artistes qui vous touchent particulièrement, avec lesquels vous sentez une connexion, une connivence ?

Il y en a beaucoup ! Ce sont peut être plus des œuvres que j’aime. Dans l’œuvre générale d’un artiste il y a des choses qui me touchent plus ou moins. Picasso pour moi c’est un génie de par sa créativité, on aime ou on n’aime pas mais il est très fort. J’aime Rodin, Degas, Raphaël, Emil Nolde. Chez Nolde c’est la couleur qui parle, c’est très expressif ! Dans un style plus calme et plus constructiviste Nicolas de Stael.

Un mot pour la fin ?

J’ai eu la joie d’être contactée par une décoratrice il y a quelque temps en vue d’exposer des œuvres dans l’hôtel Intercontinental à Paris Le Grand. Aujourd’hui, et de façon permanente, huit œuvres y sont accrochées !

De plus, je travaille en ce moment sur une nouvelle série à base de graphite, composée de monochromie et bichromie. La suite prochainement !

La galerie de Sylvia Baldeva

Défiance

Aquarelle (28 x 38 cm)

Rêve d’océan

Aquarelle (29 x 40 cm)

Présence

Aquarelle (28 x 38 cm)

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