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Tatiana Ivchenkova

Portraitiste de cœur

Tatiana Ivchenkova, médecin de formation, nous raconte son histoire et comment elle a, un jour, décidé de revenir à ses premières amours : le dessin et la peinture. Un récit touchant pour cette Parisienne de cœur qui célèbre sa ville et l’être humain du bout de ses doigts. Rencontre.

K. Bonjour Tatiana, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions ! Commençons par les présentations… Comment êtes-vous devenue artiste ?

Ma première expérience artistique date des années 1970. Je suis assise sur un tabouret devant un mur blanc, avec un crayon rouge dans ma main droite, en train de créer une jolie fresque (jolie à mon avis, car ma mère ne semblait pas très heureuse de l’avoir découverte). 

J’ai toujours aimé dessiner, mais je n’ai jamais assisté aux vrais cours de dessin hors programme scolaire. Après le bac, j’ai étudié à l’Université de médecine, qui m’a malheureusement éloignée de l’Art. Le diplôme en poche, j’ai commencé ma carrière de médecin-interniste et j’ai progressivement retrouvé ma passion pour le dessin et la peinture.

Heureux hasard, l’Académie d’État d’architecture et d’art se trouvait juste à côté de mon hôpital. Un jour, j’ai décidé de passer la porte. En 2004, j’ai obtenu mon deuxième diplôme dans la section Graphisme-design et illustration. En 2005, j’ai quitté l’hôpital pour me consacrer exclusivement à l’Art.

K. Dans quel lieu créez-vous ? Comment se déroule une séance de création ?

Je n’ai pas d’atelier. Mon atelier se trouve chez moi, on peut dire que j’habite dans un “appartelier”. Et tant mieux, car très souvent je travaille la nuit. Mes séances de création sont spontanées, sauf si je travaille sur commande avec une échéance à respecter. Parfois je travaille sur plusieurs œuvres en même temps, cela dépend de l’inspiration.

K. Quels supports et quelles techniques privilégiez-vous ?

Il y a dix-quinze ans, je travaillais beaucoup à l’acrylique, je faisais du dessin à l’encre, au crayon, au fusain et du dessin numérique à l’aide d’une tablette graphique. 

J’ai pris des cours de calligraphie et de peinture chinoises à la fac d’Arts Plastiques à l’Université Paris VIII. Mais petit à petit, j’ai commencé à m’initier à la peinture à l’huile et ai fini par abandonner l’acrylique en 2016.

Mes techniques de dessin ont aussi changé. Je continue toujours le dessin à l’encre, mais ces dernières années j’ai combiné le pastel gras à la pierre noire (ou à l’encre) sur papier coloré ou celui fait main. J’aime utiliser d’autres techniques mixtes, par exemple du pastel sec avec de l’encre sur papier teinté Canson ou bien, de l’encre noire (blanche, bleue, rouge) avec des crayons de couleur sur papier gris ou noir.

K. Le portrait est un sujet prédominant dans vos œuvres. S’agit-il de modèles ou de personnages sortis de votre imagination ?

C’est le visage qui m’intéresse depuis l’enfance. Je trouve que le visage humain est la partie la plus importante, celle qui porte presque toute l’information concernant l’état de son âme et son esprit.

La plupart du temps mes personnages sont des inconnus. Je travaille souvent à partir de photos, mais ne les copie jamais. Lorsqu’une pose, une expression du visage ou des yeux, une grimace, un nez, une coiffure m’attirent, je commence à dessiner. Le résultat est souvent inattendu, même pour moi-même, et n’a presque rien à voir avec le modèle. 

Parfois je réalise le portrait de mes amis ou bien travaille sur commande. Dans ces cas-là, la ressemblance est visible. Lorsque je pars en vacances, je fais des croquis avec des personnages réels, des passants se promenant dans la rue, des vacanciers sur la plage, etc. Ils restent, pourtant, anonymes. 

K. Les visages apparaissent tantôt anonymes, tantôt déstructurés ou particulièrement expressifs. Quel est le message ?

Le visage humain est une substance qui bouge, qui se transforme tout le temps. Ses expressions changent à une vitesse énorme. Il montre tout et ne montre rien en même temps, il reste toujours une énigme

Iya

Dessin (28 x 42 cm)

Au féminin (Isabelle)

Dessin (28 x 42 cm)

On dit que l’on ne se connaît pas soi-même, comment peut-on enfin connaître autrui ? Est-ce moi, ce visage que je vois dans le miroir ? Ou bien, un inconnu ? Je laisse le soin au spectateur de dessiner les détails qui manquent dans les figures que je produis. Et chaque fois qu’il les regardera, ce ne seront pas les mêmes.

K. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la série “Paris” ?

Il y a presque 9 ans, j’ai rencontré par hasard à la Halle St-Pierre, lors d’une conférence sur les Surréalistes, un monsieur qui possède le plus petit théâtre de Paris, « Au Petit Théâtre du Bonheur ».

Monsieur Silvio a vu mes dessins et m’a proposé de créer tout d’abord une série d’illustrations sur Montmartre afin de les présenter sous forme de cartes postales aux touristes et aux visiteurs dans son théâtre. 

Après cette série, nous avons décidé d’en faire une autre, illustrant Paris et ses lieux les plus connus. J’ai réalisé 25 dessins. Sur la plupart des illustrations, vous pouvez voir des amoureux qui s’embrassent ou se promènent.

Paris, la tour Eiffel

Technique mixte (21 x 30 cm)

Escaliers de Montmartre (nuit)

Technique mixte (21 x 30 cm)

K. Quels sont les artistes qui vous inspirent ?

Tout d’abord, pour leurs dessins merveilleux et leurs lignes pures, Rembrandt et Schiele. Rembrandt et Valentin Serov en tant que portraitistes.

Turner et les Impressionnistes pour les couleurs et la lumière. Chagall pour ses couleurs, la tendresse et l’imagination. Soutine, Van Gogh, Bacon, Freud pour l’expression et puissance de leurs œuvres. 

Et si on parle des artistes vivants, j’admire Safet Zec pour sa maîtrise du dessin et ses visages inoubliables, Jake Wood-Evans, Nicola Samori et Alex Kanevsky pour leurs personnages sublimes et mystérieux.

K. Un mot pour la fin ?

L’année 2020 n’a pas été facile. Les Arts, au sens large du spectre, sont très importants pour le développement du cerveau humain, de la pensée critique et aussi pour notre santé mentale. J’espère que l’on retrouvera en 2021 nos musées, nos salons, nos foires et nos expositions d’art !

Galerie de Tatiana Ivchenkova

Icône

Dessin (30 x 42 cm)

Robe noire

Aquarelle (30 x 45 cm)

Jeune vulcain

Peinture à l’Huile (42 x 59 cm)

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